‹ Institutions d'Hippocrate, ou, Exposé philosophique des principes traditionnels de la médecineChapitre 10 sur 84 · XVI PRÉFACE · texte numérisé non relu

XVI PRÉFACE

jamais cherché à systématiser proprement dit les vérités de la médecine, et qu'il s'est, au contraire, élevé bien souvent contre ceux qui ont affiché cette prétention, se bornant toujours, pour sa part, à indiquer comme exemple de ce qu'il faut connaître en médecine : les effets purs et simples de la nature.

Galien, Arétée, Fernel et les naturistes ont suivi son exemple; tous ont, comme lui, exposé les principes libres de la science et enseigné les règles de l'art ; mais ni les uns ni les autres n'ont songé à élever l'édifice, ni à tracer le plan d'une constitution scientifique de la médecine.

Il faut aller plus loin, il faut aller jusqu'à Barthez pour rencontrer le véritable monument de la médecine philosophique. C'est lui, en effet, qui Va créé!... Dumas, Grimaud, Frédéric Bérard, Cayol et M. Lordat l'ont ensuite agrandi et consolidé de toutes les forces que dispense le génie ; mais eux aussi ont abandonné à d'autres le soin de rédiger les articles organiques de la constitution de la médecine !

En définitive, l'essai qui termine le livre des Institutions est réellement le premier travail qui ait été entrepris en ce genre sur ce sujet. Il laisse sans doute beaucoup à désirer, beaucoup à faire et

Page 1