SUR LES OEUVRES DHIPPOCRATE
textes, et d'épurer de fond en comble cette masse indi- Keste d'écrits apocryphes \ %
Ce soin fut confié d'abord à Dioscoride, et ensuite a Vrtrmidore, qui parvint, à force de veilles, à reconstituer les textes primitifs à l'aide de manuscrits autographes qu'il eut la bonne fortune de se procurer. Ce nouveau travail fut généralement bien accueilli ; ou le regarda bientôt comme le seul orthodoxe, et il constitua pendant longtemps la Vulgate des œuvres d'Hippocrate, si l'on peut s'exprimer ainsi.
Cependant, à dater du xv° siècle, le texte deCornarius, adopté par Foës, commença à faire autorité : on reconnut qu'il laissait aux manuscrits leur caractère primitif, leur originalité, leur expression native, et alors on lui donna la préférence sur les éditions des Aides, des Mercuriali et des Charrier.
Au demeurant, il est un moyen bien simple de reconstituer la collection hippocratique, c'est de n'y admettre que des sentences véritablement empreintes de l'esprit hippocratique; car ici, quoi qu'en disent certains philologues, le point important n'est pas d'exhumer pompeusement les textes écrits de la main même d'Hippocrate, mais de coordonner toutes les sentences dogmatiques, quelles que soient leurs souches, et d'en former un traité général capable d'éclairer le médecin dans ses théories, et de le diriger dans sa pratique.
Lesœuvresd'Hippocrate comprennent soixante traités, savoir : les livres des Pronostics, des Humeurs, des Prédictions; de la Nature de l'homme ; des Airs , des eaux