‹ Institutions d'Hippocrate, ou, Exposé philosophique des principes traditionnels de la médecineChapitre 73 sur 84 · EN GÉNÉRAL · texte numérisé non relu

EN GÉNÉRAL

Sommaire. — Définition de la maladie. — Divisions des maladies.— Pathogénésie. — Les semblables et les contraires. — Siège des maladies. — Maladies propres aux différents âges de la vie.

Définition de la maladie. — Chacun a ses maladies proportionnées à ses forces. — H y a deux grandes espèces de maladies : les incommodités et les soulèvements. — Les incommodités proviennent d'un dérangement dans quelque partie du mécanisme; les soulèvements consistent dans un effort synergique de la nature entière de l'être à l'occasion des agents morbifiques. — La nature de toutes les maladies est la même. — Leur essence est une. — Le corps de l'homme se nourrit de trois choses : d'aliments, de boissons et d'air. — C'est l'air qui produit les plus grands phénomènes. Il donne ia vie aux hommes, c'est lui aussi qui [ail les maladies. — L'homme peut vivre trois jours sans manger et sans boire, mais il meurt aussitôt que les voies de l'air sont interceptées. — Il faut savoir distinguer les maladies qui viennent aux hommes des facultés qu'ils ont en eux, et celles qui viennent de la figure de^ parties. — Il faut connaître les

maladies et ce qui les cause. — Pathogénésie. - Tout changement contre nature est suivi de douleurs. — Les douleurs se guérissent par leurs contraires. — Ainsi les personnes d'une constitution chaude que le froid rend malades sont soulagées par le chaud. — Il y a une autre manière dont se forment les maladies. — Elles viennent quelquefois par les semblables, et les mêmes choses qui ont causé le mal le guérissent. — Les différences des maladies dépendent de l'aliment, du souffle vital, de la chaleur, du sang, de la pituite, de la bile et des autres liquides ; — delà chair, de la graisse, des vaisseaux sanguins. Signes des maladies. — Siège des maladies : où il y a de la chaleur et du froid, là est la maladie. — Les maux des enfants se jugent... — Les nouveaux-nés sont sujets aux aphthes. — A la dentition apparaissent les fièvres convulsives, la diarrhée. — Les canines. — Deuxième dentition. — Maux de gorge. — A la puberté : les fièvres, les hémorrhagies ; — à l'âge mûr : les pleurésies, les pneumonies: — dans la vieillesse : les asthmes, la toux, la strangurie, les coliques néphrétiques, les calculs, l'apoplexie.

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