‹ Institutions d'Hippocrate, ou, Exposé philosophique des principes traditionnels de la médecineChapitre 79 sur 84 · CHAPITRE IV. — De la diététique, ou du régime alimentaire · texte numérisé non relu

CHAPITRE IV. — De la diététique, ou du régime alimentaire

La diète est la base principale et fondamentale du traitement. Elle règle l'alimentation, et l'alimentation augmente les forces, dont tout dépend, car la nature n'opère elle-même qu'autant qu'elle possède les forces nécessaires à cet effet. — La diète modifie le mouvement nutritif, ralentit la circulation, diminue l'excitabilité nerveuse; elle laisse à l'estomac un repos qui favorise la répartition des forces vitales. Combien est grande l'erreur de ceux qui ne croient rien faire lorsqu'ils prescrivent la diète sans y joindre l'usage des médicaments !

— La diète est par elle seule un remède héroïque I — La diète est une chose capitale dans les maladies aiguës comme dans les maladies chroniques. — Craignez de nourrir trop, surtout au début des maladies ; mais, sachez-le bien, la faute n'est pas moins grande et le mal est plus dangereux de ne pas nourrir assez que de nourrir trop. La faim a un grand pouvoir sur la nature de l'homme, soit pour le guérir, soit pour le tuer! — La réplétion et l'inanition causent également de grands maux. Il n'y a ni mesure, ni poids, ni nombre, qui puissent nous guider plus exactement que le sentiment du corps qui le reçoit. — Si les premiers médecins de Paris, comme on dit assez naïvement, si leurs imitateurs dociles, si les forts, si les faibles, si chacun, si tout Je monde voulait méditer mieux et méditer plus profondément les maximes aphoristiques d'Hippocrate sur le régime et la diète, le mal serait moins grand, etc., etc. — Les médecins ne redoutent pas assez l'état de faiblesse provenant de la vacuité des vaisseaux. — La nature et les habitudes de chacun produisent de grandes différences dans les maladies dont la cure ou le mauvais traitement dépendent de la connaissance ou de l'ignorance de ces divers états. — On n'est pas excusable de méconnaître le cas où la faiblesse vient de la vacuité des vaisseaux. — Il y a des médecins qui prétendent devoir commencer le traitement en exténuant le malade pendant deux ou trois jours, ou même plus. — Évitez de faire de grands changements. — Il ne faut pas tenir à la nourrit.ure liquide ceux qui peuvent soutenir les aliments solides.— Les meilleurs aliments sont ceux qui, pris en petite quantité, apaisent suffisamment la faim et la soif. — Il faut examiner quelle sera, suivant les apparences, la durée de la maladie. — Thérapeutique générale.

Préceptes généraux relatifs à l'art de soigner les malades et de Irai* ter les affections. - 11 faut observer attentivement les maladies dès le commencement. - Si au début il y a quelque chose à faire agissez immédiatement : - principiis obsta. Dans la videur de la maladie il vaut mieux S'abstenir. - Il faut des complaisances pour les malades. - Pour réparer promptement les fols employé, le. liquide., les odeurs, les parfums. 11 ne faut pas se

vmnICeS°fThqUi S0U'agent S3nS raiS°n' ~ ni lr°P "PP^'er les symptômes fâcheux qu, viennent sans motif. La plupart des choses

sont pas stables. - Si un traitement bien ordonne prod^

son effet, ne passez pas à un autre tant que la même indication

subsiste. — Ce qu'il faut faire en temps d'épidémie : — ne pas changer son régime, — diminuer l'embonpoint, — s'exposer peu à l'air, — changer de pays. — Les personnes robustes supportent difficilement l'aclion des médicaments. —Videz par où le mal se porte, par où tend la nature, quô nalura vergit. — Mais avant de purger, humectez le corps quelques jours d'avance. — Évacuez les matières cuites, jamais les crues. — Ne jugez pas des évacuations par leur quantité; — le malade en est-il soulagé et sont-elles comme elles doivent être, voilà la question. — Si l'évacuation se fait des humeurs qui doivent être évacuées, elle est utile et facile à supporter; — c'est pourquoi il faut considérer la région, l'âge, le temps et la nature des maladies où cette évacuation convient ou ne convient pas. — Les hémorrhoïdes délivrent les aliénés de leur folie. — Il faut vider par bas. les matières cuites. — Emploi des vomitifs: — chez les personnes grasses, chez les pjrsonnes maigres; — chez les personnes robustes, chez les faibles. — Emploi des lavements. — De la pléthore humorale; on la reconnaît aux sept signes suivants... — Indication des purgatifs et des vomitifs. Douleurs au-dessus du diaphragme. — Manière de se conduire durant les crises. - Dans les maux aigus usez rarement de remèdes même au commencement. — Dans les cancers occultes il est bon de ne faire aucun remède : — si on les traite, on meurt plus tôt; on peut vivre longtemps, au contraire, en n'y appliquant aucun remède — Quand il se forme quelque carcinome à raison des dou- ,eurs d'entrailles, il faut donner Télatérium; - employez aussi l'alun calciné à l'extérieur. - Emploi des purgatifs; - les jours pairs et mpairs — Lieu d'élection des saignées.— Saignez préférablement au nrintemps — Rien ne contribue autant que le sang aux opérations de la raison - preuves à l'appui. - Si tout le sang est troublé, la raison l'est aussi entièrement.- Si les habitudes changent, la raison n'est plus la même. - Les hémorrhagies sont arrêtées par les défaillances par des changements de situation, par des compressions, par des tampons de charpie, par des bandages et des ligatures. - Pour ,rrêter les règles trop abondantes, on applique une grande ventouse k la mamelle droite. - Dans les pleurésies et les pneumon.es .1 faut... Louand la douleur est aux parties supérieures... - Quand la douleur est au-dessous du diaphragme... - On remédie aux anxiétés aux "lises aux douleurs d'oreille, - au panaris. - Dans les douleurs 71 mestins grêles il faut donner beaucoup de vin pur. - Les vomis- "le* Apesanteurs de tête. - L'embonpoint excessif est glis-

sant. — 11 ne peut se soutenir dans cet état. — Dans les défaillances subites, employez... — Remèdes de la stérilité. — Contre le vomissement. — Dans les menaces de gangrène faites des scarifications aux veines, et vous obtiendrez la guérison. — Contre les taches de la peau, — contre les maux de gorge, — fatigues à la suite des exercices, — remèdes. ■ — Dans les affections nerveuses donnez les analeptiques. — Sanguis frenat nervos. — Dans la mélancolie jusqu'au suicide... — De la convalescence. — Ce qu'il faut savoir à ce sujet.

— Les analeptiques. — Il faut peu de chose pour guérir. — La diète, le régime et le repos sont trois moyens héroïques. — Il faut prendre de la nourriture et du mouvement dans les malaises, les indispositions vagues et indéterminées. — Aux grands maux les grands remèdes. — Le premier art, la loi suprême, est de ne rien faire qui puisse nuire au malade.

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