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artificielles ou artistiques qui correspondent aux trois méthodes naturelles. — Trois lois pathologiques président à la mise en œuvre de ces trois méthodes artificielles, qui elles-mêmes embrassent trois médications spéciales. Trois ordres d'agents médicamenteux correspondent à ces trois médications. Ce sont : les évacuants, les spécifiques et lés altérants. — Modes d'action de ceâ agents médicamenteux.
— Les altérants se divisent en... — Le médecin doit toujours être l'interprète et le ministre de la nature. — Le médecin obtient la guérison des maladies, tantôt en employant les contraires , tantôt en employant les semblables ; tantôt en se laissant guider par les bons ou mauvais résultats qu'il obtient de l'administration directe de certains remèdes, à juvantibus et lœdenlibus. — La médecine consiste à soutenir le courage du malade, à ménager ses forces et à les diriger ;
— à expulser les causes morbifiques ; — à combattre la cause quand on ne peut l'expulser; — à retrancher le superflu, à ajouter ce qui manque, à corriger ce qui pèche; — à régler le régime et la dièle;
— à rétablir l'équilibre des fonctions, à réparer les pertes de l'économie, à refaire ce qui a été détruit. — Comment on parvient à obtenir ces différents résultats.
Bêsumé. — La vie, principe général d'action universelle, est la cause de tous les phénomènes que présentent les êtres organisés. — Mais comme la vie ne manifeste ses effets que par l'action des organes, on peut la désigner sous le nom d'organisme quand on la considère dans ses actes. — Ainsi nous disons : Nature et vie sont synonymes. La vie, c'est la nature. — La nature formatrice? — La nature conservatrice? — La nature médicatrice? — L'affection morbide? — La maladie?— La vie dans l'organisme?— Les fonctions physiologiques?
— Les fonctions nosologiques ? — Les fonctions pathologiques ? — Définitions et commentaires à ce sujet. — Ces principes ont été institues successivement sous forme de systèmes qui ont eu pour résultat d'expliquer et de vulgariser la pensée d'Hippocrate. - Ces systèmes ont opéré le progrès accompli qui permet aujourd'hui de créer une nouvelle branche de la médecine sous le nom de pathologie naturelle ou médicatrice. — C'est à tort qu'on a reproché à la médecine d'avoir multiplié ses systèmes. — La médecine véritable n'a jamais changé en ce qu'elle a de radical. — H n'y a eu en médecine quo des temps d'arrêt ou de repos indispensables pour laisser prendre à la science de nouvelles forces. — Bien des causes rendent compte des oscillations
de la médecine : — la préoccupation d'une découverte nouvelle; — l'attention concentrée sur des faits secondaires; — les séductions de l'amour-propre ; — le désir de la renommée. — Causes de déviation particulières à la médecine. — La médecine s'est toujours montrée docile à recevoir la loi des divers systèmes philosophiques. — On peut suivre les variations de la médecine dans les variations de la philosophie. — Après avoir été physique, chimique, astronomique, métaphysique, cabalistique, etc., la médecine est de nos jours purement anatomique ! — Heureusement cette révolution s'épuise dans ses dernières convulsions. On pourra bientôt mettre la science en rapport, avec l'art, et proclamer le triomphe de la philosophie et du bon sens. Cet événement serait déjà accompli si... — Aux premiers temps de la médecine, l'esprit médical s'est posé le problème du fait initial : La vie dans l'homme. — Ce problème a été expliqué par Barthez.
Note. — L'esquisse que nous venons de donner de la constitution de la médecine est l'œuvre de notre vie. — Publications successives : en 1831, Mémoire sur l'état morbide; — en 1833, Coup d'œil sur la médecine envisagée au poinldevue philosophique ; — en 1 839, Traité de philosophie médicale ; — en 4 853, Traité de la science médicale; — en 1864, Institutions d'Hippocrate, constitution scientifique de la médecine. — Reproches qu'on nous adressera? Réponse. — Déconvenues et mécomptes. — L'Académie de médecine. l'Institut. — Le doute et le découragement sont partout dans notre pauvre science. — Lettre du docteur Mongeot au docteur Amédée Latour. — Un mot à l'adresse de ceux qui ont charge de direction et d'instruction.