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CHAPITRE VII

Mycale, fit la guerre aux Aleuades en Thessalie, se laissa gagner par des présents, fut accusé, et se réfugia dans le temple d'Athéna-Aléa à Tégée.

Archidamos (469), son petit-fils, devenu roi, s'opposa à la guerre contre Athènes, que l'éphore Sthénélaïdas fit résoudre, et conduisit Tarmée avec courage et habilité.

« Cette guerre, dit Pausanias (1), ébranla dans ses fondements la Grèce jusqu'alors si ferme dans son assiette, et la réduisit à un tel degré de décadence et de dépérissement, que Philippe, filsd'Amyutos, saisit cette occasion de lui porter les derniers coups. »

Agis (427) fit un butin considérable en Elide, ravagea TAttique, et bâtit à Décélie un fort pour inquiéter les Athéniens. Il proposa de raser Athènes, après la victoire de Lysandre (404). Sparte ne l'avait pas autorisé à faire cette proposition aux alliés. Elle fut rejetée.

La destruction d'Athènes par des mains grecques aurait été un crime. Athènes était nécessaire à la Grèce dont elle a fait la gloire par son génie littéraire, son organisation civile, sa puissance militaire et son influence civilisatrice.

Elle aurait été fatale à Sparte, qui, n'ayant plus de contre-poids, se serait précipitée dans les excès auxquels le poussait son caractère, et dont la décadence eût été plus rapide, dès qu'elle n'aurait plus été contenue par une rivale.

On se servit contre son fils Léotychidès d'une parole imprudente qu'il avait prononcée sur lalégiti-

(1) Laconie, VII.

mité de sa naissance, et Agésilas, fils d'Archidamos, fut mis à sa place (400).

Il fit une expédition contre l'Asie, et aurait voulu y entraîner toute la Grèce avec le double titre de général et d'amiral, ce qui était contraire aux lois (1). Il remporta une grande victoire sur les bords de l'Hermus. Mais l'or de la Perse suscita la guerre contre Sparte, et Agésilas fut obligé de revenir en Europe. Il tint tête à tous les ennemis, les battit, les obligea à faire la paix, et malgré son âge, courut au secours des Égyptiens révoltés contre le roi de Perse.

Il mourut en mer, au retour de cette expédition.

Archidamos (361), son fils, soutint les Phocéens qui s'étaient emparés de Delphes, contre les Thébains. Il fut accusé d'avoir été séduit par l'or que les Phocéens avaient trouvé dans le temple. Il alla en Italie, au secours des Tarentins « qui étaient en guerre avec quelques peuples barbares de leur voisinage (2). » Il y fut tué.

Son fils Agis (338) perdit la vie dans un combat contre Antipater et les Macédoniens.

Eudamidos ne fit pas la guerre (330).

Archidamos (296), Eudamidos II (261) vinrent ensuite.

Agis, son fils, avait pris Pellène. Attaqué par Aratus, il dut s'en retourner après avoir capitulé. Il fit une tentative de réforme que reprit Cléomène.

Eurydamidos fut empoisonné par Cléomène, qui

(1) Pausanias, Laconie, IX.

(2) Pausanias, Laconie, X.

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