CHAPITRE VU
Agésipolis (370), son fils, mourut jeune et ne fit rien de'.mémorable. Il eut pour successeur Gleomène son frère. « Cléomène eut deux fils, Acrotatos e Cléonvme. Acrotatos mourut avant son père laissant un fils nommé Aréos (309). Après la mort de Cléomène, Cléonyme, son fils, et Aréos, se disputèrent la couronne. Le sénat ayant décidé qu' Aréos avait conservé les droits de son père , Cléonyme qui se vit privé du trône, n'écouta que son ressentiment. Les éphores, pour le consoler, lui accordèrent différents honneurs, et le mirent plusieurs fois à la tete des troupes, afin qu'il ne devint pas l'ennemi de Sparte. Il finit cependant par se montrer hostile à sa patrie, et y amena Pyrrhus (272), fils d'QEacide (1). »
Aréos eut un fils nommé Acrotatos (265), père d'un autre Aréos, qui mourut à huit ans (^64).
Il ne restait de la race d'Eurysthénès, que Léonidas, fils de Cléonyme, qui était fort âgé. On lui donna la couronne (257). Mais son gendre Cléombrote 1 accusa d'avoir juré, dans son enfance, de travailler à la ruine de sa patrie. Il fut détrôné et rappelé peu d années après (239). Cléomène, son fils, tenta de reformer Sparte, se distingua par sa valeur et son audace et fut le dernier roi de la branche des Agides (219).
3. La seconde branche des rois de Sparte appelée Proclide ou Eurypontide, commence à Proclès, fils d'Aristodéraos (1186).
Son fils Sous lui succéda (1U2), et laissa la couronne à Eurvpon (986).
Prytanis fit la guerre à Argos. Ses successeurs, Eunomos et Polydectès, régnèrent en paix (907). (1) Pausanias, Laconie, VI.
Charilos ou Charilaos, le pupille de Lycurgue, fit une guerre heureuse contre Argos, et une malheureuse contre Tégée.Nicandre (809) continua à ravager Argos, et Théopompos son fils, resta constamment armé contre les Messéniens (770).
C'est après Théopompos, que le pouvoir des éphores se serait accru, ce qui indiquerait une réaction contre la tentative faite par les rois d'augmenter leur pouvoir. Les deux races se seraient trouvées ainsi en lutte ; et les Achéens auraient essayé de conquérir la suprématie, après avoir longtemps accepté leur situation de vaincus.
La royauté fut abaissée, et ceux qui espéraient au moins l'égalité, restèrent dans une situation inférieure. Peut-être même la lutte fut-elle sanglante, et l'exil volontaire d'un certain nombre de périèques en fut la suite. Ce qui prouve cependant qu'il y eut un apaisement, c'est qu'il fut convenu que s'ils ne réussissaient pas, ils pourraient revenir et auraient droit à la cinquième partie des terres de la Messénie. Ils se retirèrent à Tarente ofi la prospérité les retint.
Il eut pour successeurs : Zeuxidamos (723), Anaxidamos (690), sous qui les Messéniens vaincus quittèrent le Péloponèse; Archidamos (651), Agasiclès (615), qui régna paisiblement, et Ariston (597) qui, par une parole imprudente au moment de la naissance de son fils Démarate, lui enleva la couronne (520).
Démarate, malgré l'estime des Lacédémoniens, dût s'éloigner. Il fut accueilli par Darius, qu'il encouragea à la guerre contre la Grèce.
Léotychidès (492) prit sa place, combattit à