CHAPITRE V
ceux de leurs pères, » afin sans doute de montrer que la gloire des fils remonte à ceux dont les leçons et les exemples les ont formés à la vertu.
Un quartier de Sparte s'appelle Théomélidas. Il renferme le tombeau des Agides, la lesché (1) des Grotanes, un temple d'Asclépios, et le monument de Ténare.
En retournant vers la lesché, on rencontre le temple d' Artémis Issoria , et un cippe où sont inscrites les victoires remportées à la course par Ghionis aux jeux Olympiques.
Le temple de Thétis renferme une statue que l'on tient cachée. Gelui de Sérapis, « le plus moderne de tous ceux de Sparte (2), » n'a été élevé qu'à la suite des relations militaires et politiques de Sparte avec l'Egypte, après Alexandre (3).
Il y a aussi un temple de Zeus Olympien, et le Dromos, où les jeunes gens s'exercent à la course. Le Dromos a deux gymnases. On voit auprès le monument d'Eumédès, une ancienne statue d'Hercule, la maison de Ménélas qui appartient à un particulier, les temples des Dioscures et des Grâces, d'Ilithye, d'Apollon Garnéios et d'Artémis Hégémoné.
Le temple d'Asclépios Agnitos est à droite du Dromos. A peu de distance est le monument héroïque d'Alcon et le temple de Poséidon Domatite.
(1) Le mot XéaxY) signifie entretien, lieu où l'on se rassemble, portique.
(2) Laconie, XIV.
(S) Il appartient donc, ainsi que d'autres monuments que nous n'avons pas signalés, à une époque postérieure à celle qu'embrassent nos études c
4. Vous arrivez ensuite au Plataniste, qu'on nomme ainsi parce qu'il est entouré de platanes très hauts et qui se touchent. Cet endroit, destiné aux combats des adolescents, est entouré d'un Euripe, qui en forme une île. Deux ponts y conduisent. Sur l'un, on voit la statue d'Hercule, et sur l'autre, celle de Lycurgue, dont les lois ont réglé les combats des jeunes gens, comme tous les autres détails du gouvernement de Sparte (1). » D'un côté, le symbole de la force physique; de l'autre, celui de la force morale.
Vers le Plataniste, on remarque les monuments héroïques de Cynisca, fille d'Archidamos , qui remporta le prix de la course des chars aux jeux Olympiques, et ceux d'Alcimos, d'Enaraphoros, de Dorcéos et de Sébros, tous fils d'Hyppocoon.
Une fontaine a pris son nom de Dorcéos, et, de Sébros, la place s'est appelée Sébrium. A droite est le monument du poète Alcman, que Ton honorait pour le caractère héroïque de sa poésie, comme on avait chassé Archiloque, soit parce qu'il s'était vanté d'avoir abandonné son bouclier dans un combat, soit parce qu'il avait chanté des choses obscènes.
On voit ensuite le temple d'Hélène et celui d'Hercule, qui touche aux murs. Le monument d'OEonos, parent d'Hercule, est voisin de son temple.
Au levant du Dromos, un sentier conduit au temple d'Athéna Axiopœné. Un second temple d'Athéna, bâti par Théra, est d'un autre côté, et auprès est celui d'Hipposthénès, qui avait remporté plusieurs victoires à la lutte. Un oracle lui a fait
(1) Pausanias, Laconie, XIV.