‹ Institutions du droit de la nature et des gensChapitre 43 sur 102 · LIVRK III , CHAPITRE XIX · texte numérisé non relu

LIVRK III , CHAPITRE XIX

d'établir, et il ne faut pas s'en étonner, c'est' que les principes sont une entrave pour l'ambition. Il convient mieux aux souverains de considérer les peuples comme une propriété disponible, dont ils peuvent trafiquer à leur gré. Les peuples, de leur côté, sont accoutumés à ce joug; et quels moyens auraient-ils pour le secouer? leurs tentatives à cet égard ne serviraient qu'à l'appesantir. Nous pouvons ajouter cette vérité pratique , qu'en général les peuples sont fort indifférens sur les changemens que leur sort éprouve , pourvu qu'on leur laisse, ou au moins qu'on leur promette de leur laisser leurs habitudes»

Autrefois on ne distinguait pas les propriétés des sujets d'avec celles des souverains, parce qu'ils étaient également considérés comme ennemis, à cause de leur identité avec leur chef : mais la politique moderne a changé cette rigoureuse et injuste jurisprudence: les propriétés particulières sont respectées, sauf le cas de nécessité; tout ennemi qui en agirait autrement serait blâmé, et avec raison, comme violateur du droit des gens, parce qu'il ferait le mal sans utilité pour le but de la guerre. Il,

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