CHAPITRE LXXVI
Testacés y crustacés^ cétacés.
§ 445. On peut dire que le phénomène qui Et excité la curiosité de Thomme, fait naître ^n lui le désir de s^appliquer à Tétude de la géologie ^ et appelé toute son attention dans l.*examen de la structure de la terre ^ sa seule habitation , a été celui des corps organiques Kbssiles tant terrestres que marins ^ qu^on trouve ^ans beaucoup de parties du globe et dans 9es couches soit superficielles , soit internes. Nous allons donner un courte notice de ces fossiles^ «n commençant par ceux de la mer qui pa-^ roissent avoir été les premiers habitans de notre planète ; ensuite nous fairons connoître les circonstances qui accompagnent ce phénomène; et enfin nous proposerons quelques conjectures «^ à Taide desquelles ^ il nous semble qu^on pourra expliquer les faits de la manière la plus naturelle
3pp INSTITUTIONS GÉOLOGIQUES.
et la plus satisfaisante. Si Ton doit juger de Tant cieanetè des espèces animales^ par F ancienneté des pierres dans lesquelles on trouve les empreintes de ces espèces ^ i\ y 2l lieu de croire que lei mollusques ^ les zoophytes , quelques crustacéi l et testacès ont ètè les premiers corps organiqaei animés^ et que Thomme a été le dernier à pa« roître sur le globe. C'est dans les roches de transition ou intermédiaires entre les primitives d les secondaires , que commencent à se montrer les empreintes de Torganisation animale ( Yoy. § 3i3)^ et ces empreintes se rapportent entièrement aux animaux que nous venons de nommer.
§ 446. Dès les temps d'Hérodote , le ' père de ^ r];iistoire ^ on avait observé cette quantité d9 ^ coquilles éparses dans quelques parties du gl6b(;> Plus les observations et les voyages se sont multipliés et étendus , plus on a vu s'accroître le |t[ nombre des lieux où il existe des traces de Tancien séjour de la mer; en sOrte qu'on aurait bien de la peine à décidor s'il ^l^a une plus grande: L quantité de ces êtres organiques dans la mer.j| L que dans quelques parties de la terre. Il parok ^ démontré qu'on trouve les dépouilles des coips ^ marins dans presque tous les. pays de l'ancien et du nouveau continent^ où les observateurs ont été conduits soit par le hasard, soit par l'espfiit, de recherche. Quelques parties de l'ItaUe en 8€j|Drt:> abondamment pourvues .: ; en Erance , les aoM