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vt>îr que beaucoup de ces coquillages appartiennent à des espèces , et même à des genres c(ai jusqu^à t^ésent n^ont pas été trouvés vivans dans la mer. § 449. Outre les coquilles marines, nous rencontrons dans les couches terrestres, i.^ les échinites }ui associés avec les ammonites et les belemnites, ont fréquens spécialement dans les terrains seondaires. Leurs pointes se trouvent en plus grande l3ondance , parce qu^étant beaucoup plus dures^ tles se sont conservées dans la terre ou dans i^ntérieur des pierres, pendant que la coque de B^nimal s^est souvent détruite à cause de sa fraiJité. Ces pétrifications se réfèrent d* ordinaire à des Kpèces inconnues, et il n*est pas rare qu* elles :>ient. siliceuses. J*ai vu de beaux exemplaires de bs dernières, dans la contrée située entre Pour- ^ et Toussy, près d' Aux erre , en France; a.*^ ^ encrinitcs^ pétrification d'un polypier qui de- ^t sortir du fond de la mer, par une longue ^Ige douée d'articulations orbicnlaires ayant la ^^me de petites pierres meulières (selon Texl^ession de Blumenbach ) , et au sommet de ^quelle étaient les bras ordinairement repliés , imitant alors un épi de blé de Turquie ou un lys non encore ouvert On voit la figure de ce fossile dans le Manuel de Blumenbach, tom. a, pag. 4^^* ^^^ entroques^ les astérites (0, les
(i) n ne faut pas confondre les astérites ou pierres en forme i*étoi]ey avec les astroites. Les prcmîèret sont, eomme noua Tome II, ao
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trochites sont les articulations isolées et fossOei de Tenciitie. La diffl&rence et la grande Tarifé de configuration qu^on observe dans ces part» organiques fossiles ^ indique qu^elles appartenaient à des espèces bien différentes de Yencrine^ quoique présentement on ne connoîsse qu^une seule e^èet de ce geni*e^ qui est celle qu^on trouve dans h mer des Antilles^ et à laquelle on a donné k nom de palmier marin dont la dge est quadran» gulaire. Le fossile a[^elé lys de pierre , est os L encrinite formé d'une tige très-longue«) composte à^ d'une suite d'articulations à cinq angles ou so^L^
cylindriques^ et terminée par un réceptacle artt*
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culé, qui sert de point d'attache à cinq brancbet ^ divisées dès leur naissance , en deux rameam composés d'articulations, et garnis en dedans di»^^ palmures également formées d'articulations , de L^ sorte que cette tête ouverte représenterait ^Ml^ fleur telle que celle de la tulipe ou du lys sur le pédoncule (Léman). Les polypiers qui ap«>( partiennent au genre encrine^ étaient fort nooH breux dans l'ancienne mer ^ car on rencontre da leurs dépouilles dans beaucoup de pays calcsH res de formation ancienne; 3.^ les madrépores. On trouve dans beaucoup de parties du globe^ une très-grande quantité et d'infinies variétés de
ravoûs dit , les articaladons détachées de rencrine ; les secondei aont des pétrifications le plus souvent calcaires , mais q[ael€(iieioii aussi siliceuses d*un «ladrépore.
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madréporites et de mîlleporites. Ils sont très-frèquens dans la pierre calcaire du Hartz ^ du mont Saiève , près de Genève , etc. , comme aussi dans le grès de Maestricht. Quelques-unes de cespè*trifications sont siliceuses : celles de cette nature ■boudent surtout dans le territoire de Bassano bù les plus fréquentes sont la ramea^ la cespitosa^ •Si muricatà (0 ; 4.® les crustacés. Sur les côtes du Z!oromandel, il y a une grande quaqtitè de petits israbes pétrifiés : on en voit encore dans File dé Shepey , près de Terabouchure de la Tamise , lans diverses contrées d'Angleterre, d'AHemagne^ le France , d'Italie ; le territoire de Vérone en •ournit de beaux exemplaires. Nous ne saurions i^asser sous silence un phénomène dont parle Saussure , dans le § 359, sur la foi de Bomare, ^""est celui d'un crabe fossile qu'on conservait 3hns le Muséum de M/ Dannone , à Bâle : on
(i) Les minéralogistes ont donné le nom de madréporUf à une ^anété de chaux carbonatée fétide , qui par sa structure baçil- •«ire représente un madrépore' pétrifié. CVst la chaux carbonaiéig imcillaire fusciculée ^ ou la thaux €§rh, fétide baciîiaire conjointe 3!JBauy, Elle paroit- fi>rmée par la réunion de plusieurs baguette» jéliées à peu près cylindriques. Quelquefois ces cylindres sont parallèles entr*eux , et forment un faisceau ; quelquefois aussi iti |>«rtent en divergeant d*un ou de plusieurs centres commun!. f^mu ce dernier cas, les interstices sont occupés par nnemanus farcie d*un blanc grisâtre. La vallée de Fassa fournit de beaux exemplaires de ce madréporite , dont la couleur est grisâtre^ mais les baguettes , quand elles sont cassées transversalement , pr^ tentent dans leurs partiel intemet} une belle couleur blanche nacrée.
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y voyait les œufs pétrifiés dans Tendroît même ° par où ils sortent du corps, «c Comme les œ\A ^^ » des crabes^ dit Saussure^ ont une enveloppe » beaucoup plus dure que ceux des poissons^ » et que d^ailleurs ils sont protégés par la queiie » crustacée de leur mère , on peut concevoir y> leur pétrification. » Je terminerai en observaiit avec Desmarest^ que la plus grande partie des crustacés fossiles se rapportent à des genres connus , mais à des espèces jusqu^à présent incon- r nues dans nos systèmes ; et Ton connoît déjà ^ trente-six de ces espèces fossiles dont on a trèsbien prouvé Texistence: leur gisement ordinaire est dans les terrains calcaires^ mais de formadont différentes.
§ 4^0. Passant maintenant aux cétacés^ nods devons faire remarquer que dans beaucoup de ^ parties du globe ^ on a trouvé des os de baleioei et d'autres cétacés dont il est bien souvent im- P possible de déterminer Tespèce. Le sol de Fltalie oîi les traces de Tancien • séjour de la mer sont si fréquentes ^ présente souvent les dépouilles fossiles des grands cétacés ; et ces témoignages des anciennes révolutions de notre globe, se multiplient à mesure que le zèle pour les recherches s'accroît , et que Tesprit d'observadOD appelle Tattention des hommes sur des objets pour lesquels ils avaient d'abord une sorte de mépris. La ville de Milan possède maintenant
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.^elques échantillons précieux en ce genre; ce •ont ^ i.^ le squelette entier d^un cétacé de 2a piedd de longueur^ appartenant au genre baleine j auquel manquent seulement les os de la nageoire gauche; il est muni de 12 côtes à chacun de ses fiâtes , de 4^ vertèbres^ et de toutes les parties de -}a nageoire droite : le crâne est entier et parfaitement conservé ; 2.^ un autre cétacé plus grand, joiais mutilé ^ auquel manquent la tête et beaucoup .de vertèbres dont il ne reste que 19 des grandes ainsi que 8 côtes d'un côté , 7 de Tautre , et des fragmens qui semblent être la tête de Vhuanerus ; 3.^ un dauphin entier avec la tête et les dents ^ auquel il ne manque que la moitié de la mâchoire droite inférieure; 4*^ '^^ ossemehs d*un autre dauphin. Ces squelettes furent trouvés par le savant M.' Cortesi , près de CastelF Arsquato ^ dans le Placentin et dans la même mon- -tagne où Ton avait déterré beaucoup de grands quadrupèdes, et une quantité infinie de coquilles , les unes étrangères et les autres indigènes /de .FAdriatique et de la Méditerranée. Après :que les objets dont nous venons de parler \ ^eurent été transportés à Milan, M/ Cortesi continua ses recherches qui furent couronnées par ,1e plus heureux succès, puisqu'en 181 5, il trouva .dans la même contrée , les os d'un autre cétacé d*une grandeur démesurée, et qu'en 181 6, il :fit la découverte d'un squelette presque' entier
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cl\ine autre baleine. Voilà donc les o9 de 4bft« leiiies et de a dauphins trouTés en un cooiC période de temps ^ par une seule personne et dan une étendue peu considérable de terrain. L» naturalistes ont écrit que les baleines aiment i vivre en troupes^ mais qu^elles n^ont pas coih tume de s* associer avec les dauphins. Nous rapS* porterons dans la suite d^autres exemples ^de dèf pots d^os fossiles^ dans lesquels on a rencootté unies ensemble les dépouilles d^animaux qui sont entr^ux dans un état permanent de guerre.
§ 45 1. En Italie, les collines du Placentin^ comme nous Tavons déjà fait observer , ne sool; pas les seules qui contiennent des os fossiles de cétacés. Brocchi dans sa Conchyologîe fossile sem apennine ^ a donné un catalogue des divers lieux de cette péninsule dans lesquels on a trouvé de semblables dépouilles , des auteurs qui en ont |if parlé ) et des cabinets où ces objets sont con* serves. Les lieux les plus renommés soue ce l rapport , sont, i .® en Toscane , savoir , au voi- v
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sinage de Sienne , à Chianciano dans le SienjiaiS) à Monte Fullonico près de Volterre , dans k Valdarno inférieur et à Monte Ghiaro ; a,® dam le Bolonais à Monte Maggiore ; 3.° en Piémont à Castelnovo-Calcea. Le terrain d'où Ton retire, en Italie ^ ces os , est en général une marne bleuâtre ; mais le docteur Santi , en parlant des côtes de baleine de Chianciano, dit qu'elles furent