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trouvées dans un sable calcaire. Ce n^est pas •eulement en Italie , qu'on fait de pareilles découvertes ^ puisque d'après M/ Faujas ^ Essais de géologie, tom. i^ pag. 140 ^ on a encore trouvé plusieurs fois des os fossiles de cétacés en Angleterre^ en Allemagne^ dans la Belgique , à plusieurs lieues dans les terres ^ du c6té de l)unkerque ^ dans FAlsace , non loin de Strasi>ourg , dans les escarpemens des Vaches-noires entre le Havre et Honfleur, dans les environs de Laon et autres lieux ^ où ces énormes ossemens suspendus à des voûtes ^ déposés même dans les temples , étaient regardés par Tignorance ou par la superstition , tantôt comme des os de géans , tantôt comme la dépouillé de monstres énormes «{ui infestaient la contrée ^ et que la {)uissance miraculeuse d'un saint faisait disparoitre. Cependant il importe de faire observer que parfois on a cru fossiles quelques os de cétùcés qui n'avaient jamais été ensevelis sous terre. Il arrive assez souvent que la tempête jette sur les plages quelque grand cétacé dont les os sont recueillis et achetés par des personnes curieuses des objets d^histoire naturelle; après un long espace de temps, on perd la mémoire du fait auquel on doit la possession de ces os , et Ton croit qu'ils ont été retirés du sein de la terre. Tels sont , suivant M." Brocchi que nous avons déjà cité, quelques grands os d'un cétacé qu'on conserve à Milan, dans le portique
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<cle la maison Rossi , eituée sur le canal ^ entre Fèglise de S.^ Barthélemî et Fhôpital des Bomh Frères , et dont M/ Nèei^ord a parlé dans soa Yoyage pittoresque dans le nord de F Italie ( Yoy. Jourhal de physique^ août i8i3); tels sont encore ceux qui étaient autrefois suspendus aux lambris de Pèglise de S/ Ghristophore à Lodi^ et qui sont maintenant conservés dans le cabinet de ML' le docteur Villa, de la même ville. Un fragment : de ces derniers examiné par M/Broccbi, avait |q la demi-transparence d*un os frais ; exposé aa feu, d^abord il noircissait, puis il prenait uns couleur blanchâtre, en exhalant une odeur emr pyreùmadque; mis dans Tacide nitriciue, il ne ic li dissolvait que très-lentement et sans effervesceaer ; sensible; et il restait une substance floconeoie If provenant de la gélatine animale. L
§ 4551. Si Ton réfléchit sur la quantité Joir de cétacés qu'on trouve en Italie , il y a lieu (te j/e croire que. la mer qui en couvrait anciennement i jj le sol , était remplie de ces animaux , et que Lj Tordre actuel de choses une fois établi, c'est-i-|cc dire que la population s*étant accrue et la !»• um vigation ayant été inventée ou perfectionnée, <*• !rg mêmes animaux se retirèrent dans des mers ffloifli i < fréquentées et qui leur présentaient un séjour pb* lut tranquille. Il ne me paroît pas qu'on puisse a»* ^^ signer d'autre cause à leur disparition de »«• irai mers , parce que les baleines d'une grandeur ^^
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èdiocre habitent également, les mers glaciales 1 Nord et celles des climats chauds. Pendant le les peuples de Thèmisphère boréal vont les lercher parmi les glaces du Groenland , les >rtugais en font la pêche autour de File delà •inité, située au ao* degré. Si" de latitude d. La Peyrouse rapporte que dans la baie de onterey , appartenant aux Espagnols , à 36^^ de latitude nord, ses frégates furent envinnées de plusieurs/ baleines , ce qui arriva aussi la Billardière dans les mers d^Afrique ; !et Toa it que quelques habitans de File de Madagascar^ li s'étend du la* au a4* de latitude sud , s*ocipent de la pèche des baleines. Ajoutons, que
capitaine anglais Colnett a : rencontré de ces tacés dans les mers des zones les plus chaudes. afin selon le témoignage de Pline, deStrabon ; d'autres anciens auteurs , les baleines fréquenient la Méditerranée , le golfe de Gascogne ,
Manche et les mers Britanniques. S'il est .vrai, tnime on l'assure , que les seuls Hollandais dans
cours de iio ans, aient péché, plus de cinlante-cinq mille baleines sur les côtes du Spitzirg et du Groenland, et qu'on calculât celles ►i ont été pêchées par d'autres peuples et dians imtres mers, certainement le nombre de ces tacés détruits dans l'espace de cent ans, s'élel'ait à plus de cent mille ; ce qui démontre que tte espèce de gros animaux est très-nombreuse
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et a dû rétre bien davantage lorsque rhomme n^avaît pas encore osé lui faire la guerre : par conséquent ses dépouilles doivent être très-frè« quentes dans tous les lieux où la mer a séjourné. Avant de terriiiner ce chapitre , je ferai obserrer qu*aux cétacés fossiles ^ on doit encore rapporter les os fossiles des lamantiiis , communénient appelés bœufs , vaches et veaux marins. Il len a été trouvé en France dans trois diflE&rens lieux^ savoff, e I .^ par M/ le professeur Renou ^ dans les coucliei p cl^un calcaire coquillier grossier du département de Maine et Loire. Leur substance est changée ci un calcaire ferrugineux assez dur, d*iin bnffl roussâtre , et dans lequel M/ Ghevreul a recoiM du fluate de chaux. Les observations ostéologi^ ques portent à croire que cette espèce fossib différait beaucoup des deux espèces vivantes cou* nues de lamantins ; a.^ par M.' Dargelas à C» pians, à 1 5 lieues de Bordeaux, aussi damai /^ calcaire marin grossier ^ et qui sont changés en kî un calcaire grossier ; 3.^ par M/ Bralle ingèaieiV à Marly , près Paris , dans Targile plastique io» fu termédiaire à la craie et au calcaire à ceritbii (Desmarest, Nouveau Dictionnaire cChistoire ntir turelle , art. lamantins^.
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