‹ Institutions géologiquesChapitre 115 sur 203 · LIVRE VI, CHAP. LXXIX · texte numérisé non relu

LIVRE VI, CHAP. LXXIX

par Blumenbach , sous le nom d'éléphant primitif,

et aux individus de laquelle les Russes ont donne

ie nom de mammouth (0. Cette espèce que Ton

^connoît seulement par les os fossiles de ses in-

■ dividus , avait de la ressemblance avec l'espèce

^1817, P'^^' ^" village de Tiède, à deux lieues de Brufuwich , on découvrit une grande quantité d^ossemens de dimension gigantesque , sur lesquels M.' le docteur Dahne qui se rendit sur les lieux , fit plusieurs observations. Là on trouva les os de cinq insnuuouths , d*un rhinocéros-licorne et de deux espèces de cerfs iont Tune paroit être le cerf ordinaire et Fautre le daim. On L^r^t mis au jour neuf défenses parmi lesquelles une de II et 'Ct^tre de 14 pieds de long. On trouva aussi dans le même lieu [v^^elques énormes dents molaires de mammouth , mêlées avec ^^aucoup d^autres ossemens. La forme de là surface frottante de ^"^ deius ressemble à celle des dents de r éléphant d^ Afrique i les ons relevés^ encore en grande partie recous^erts de leur émail y coupent en lozanges , pendant que les dents fossiles de mam^ uth ont la conformation des dents de l'éléphant d'Asie. Ce cu- '^^ux dépôt d* ossemens était dans un banc de terre glaise, épais ^m. quelques endroits, de i5 à 20 pieds, formé par alluvion et 5IJDÛ couvre une carrière de pierre à plâtre. Comme on avait ex- ^tïait une grande quantité de cette pierre , le banc supérieur de cerre venant à manquer d^appui, s^écroula et mit à découvert r Ibi 08 qu*il renfermait. En Amérique , on a encore trouvé des ~4ent8 fossiles d*éléphant qui par leur conformation, se rapprochaient de celles de 1* éléphant dit africain ( Voy. Faujas > Essais '^de géologie y tom. i , pag. 249).

^ (i) Pallas , tom. i3 des Nouveaux Commentaires de ^Académie

^ de Pétersbourg , dit que le mot mammouth est dérivé du terme

tirtare mama qui signifie terre. Ces peuples grossiers et ignorans «

trouvant fréquemment sous terre des os d*une grandeur démesurée,

^ ont cru que ces os appartiennent à unanin^al qui vit sous terre

comme les taupes*

asiatique ^ dont elle différait cependant uiT pev par quelques caractères que M/ Cuvier a déterminés^ savoir^ par les dents molaires plus larges, parallèles ^ marquées de festons plus étroits ; par la forme plus obtuse de la mâchoire inférieure , et surtout par la longueur des alvéoles de ses défenses. Ce dernier caractère , dit ■ Cuvier , devait modifier singulièrement la figure et rorganisation de sa trompe , et lui donner une physionomie très-différente de celle de Tespèce indienne avec laquelle elle avait d^ailleurs beaucoup d^analogie par la ressemblance dés autres os. Ses défenses étaient généralement grandes^ comme le démontrent celles qu^on tire de la terre. Biiffos évalua à 10 pieds de longueur^ la défense fossile d'éléphant trouvée à Rome dans les tufs do Mont- Vert, et dont on envoya seulement quatre fragmens à Paris , le cinquième ayant été brisé et perdu. On a fait la découverte d'autres défenses semblables et d'une non moindre grandeur , dans la Toscane, au voisinage de Todi et dans d'autres lieux d'Italie. La défense fossile trouvée dans les environs de Vérone, et dont M/ le Comte Gtzola possède une partie dans sa riche collection d'histoire naturelle , a 3o pouces de périmètre à sa base, bien qu'il lui manque environs deux pieds de longueur : et le plus grand morceau de la défense trouvée par M/ Cortesi dans les collines du Flacentin^ et que l'on conserve aujourd'hui

Page 1