LIVRE VI. CHAI», LXXÎX
t à Milan , dans le cabinet de rAdministradon
, des mines, a dans la section la plus grande, 28
j, pouces de périmètre. Cependant la grandeur
jides défenses ne peut pas former un caractère
^distinctif , puisqu'elles croissent tout le temps que
jdure la vie de Fanimal, et que l'âge est ce qui
.^influe le plus sur leurs dimensions. Les défenses
^des femelles sont en général plus courtes que
jCelles des mâles, et les défenses des éléphans
^vîvans les plus grandes qu'on connoisse, sont
^celles des éléphans d'Afrique. Si, contre l'opinion.
^jde Cùvier , on prétend que le mastodonte n'est
^ point un nouveau genre d'animal fossile ( Voy.
§ 4^8 )^ ^® ®^^'^ ^^^ nouvelle espèce fossile d'é-
^lèphant, et dans ce cas, on devra diviser le
^.genre des éléphans en quatre espèces , dont deux
▼ivatites et connues , savoir l'asiatique et l'afri-
eaine ; et les autres deux incannues et seulement
fossiles, savoir, ï étéphant-tnastodonté et l'éléphant
^de Sibérie ou mammouth. Remarquons que M.' le
""professeur Nesti, par suite de plusieurs obser-
Tations anatbmiques faites sur quelques mâchoires
fossiles trouvées dans le Valdarno, croit qu'outre
les deux espèces fossiles de l'éléphant primitif, il
^ y en a deux autres également fossiles ( Voy. son
Mémoire sur quelques os fossiles des mammifères
qu^on trouve, dans le Valdarno ^ inséré dans le pre-^
mier tome des Annales du Muséum de Florence \
Mia dècouyerte dont nous avons parlé dans là i r
34a INSTITUTIONS GÉOLOGIQUES*
première note de ce paragraphe^ autorise à croire qu'il y a plusieurs espèces d^èlèphans fossiles.
§ 467. Diaprés quelques phénomènes qu*on a observés ^ il y a lieu de penser que Fespèce de Kélèphant-roammouth de Sibérie est éteinte depoii peu de temps. Le poil très-épais dont cet animal est couvert ^ semble indiquer que la nature Ta destiné pour le climat boréal où probablem^ d'autres animaux gigantesques vivent tranquillement dans des régions inaccessibles à rhomme. Les récens, voyages d'Hedenestrom et de Biiling ont rendu très-probable T existence d^in grand continent arctique au nord de la Sibérie ^ et c'est peut-être à ce continent qu'appartiennent ces grands quadrupèdes et ces oiseaux gigantesques dont les os mêlés avec ceux des grands cétacés^ forment en grande partie le sol des îles de LaikofF. En effet ^ Pallas rapporte que dans quelques lieux de là Sibérie^ on a trouvé des os d'élépbaos qui conservaient encore quelques morceaux de chair et beaucoup de parties molles, Patapoff^ capitaine de vaisseau russe, raconta à M/ Tilesio de l'Académie de Pétersbourg , qu'il avait vi déterrer à la plage de la mer Glaciale , un éléphant-mammouth avec sa peau couverte de poibf et il lui donna en même temps un faisceau de ces poils longs de 3 à 4 pouces, d'une couléor || noir-rougeâtre , qui furent envoyés au célèbie k Blumenbach de Gothiqgue ( Voy, le tom* 5 dci |tç