LIVRE VI. CHAP. LXXXI
observe que tous <;es antropolkes sont placés dans la direction de l'est a Fouest^ suivant l'ancienne coutume des Asiatiques et des Américains. Il trouva encastrés dans la pierre à côté des squelettes^ <{U€lques instrumens semblables a ceux dont les sauvages se servent encore.- Enfin il croit que ^e sol fut autrefois un cimetière qui par Tefifet dii temps ou d'autres circonstances se changea 4M3. une roche calcaire .qui contient du quartz blanc à petits grains. Cette dernière observation vie concorde point avec ce qui dit M.' Konig , puisque si cette pierre calcaire est entièrement ■K>luble dans Tacide nitrique , elle ne peut pas ^contenir des particules quartzei^ses. En comparant J^ieB relations de ce phénomène données par Ernouf^ liavaysse et Konig, on voit qu'il y a des cir- «iK>nstances qui mériteraient d'être mieux exami- ■dées. Konig veut que la pierre soit d'une autre itoature que le travertin ou tout autre dépôt calvaire chimique de cette espèce : elle pourrait ii^nc être une de ces roches calcaires , fabriquées ^ar les madrépores et les zoophites qui quelquefois f>arviennent à former des (les entières. Autant «pi'* on peut juger d'une substance qu'on n'a point :s!ue , je penchais à croire que la pierre dont il ^0t question , devait être assimilée au travertin, puisque la roche qui renferme les cadavres ^ se trouve au voisinage d'un volcan demi-éteint, ^t la solfatara de la Guadeloupe; et que les
émanations du gaz hydrogène sulfure avec le concours de Teau et de la matière calcaire dei corps marins ^ peuvent produire le travertiD , comme on le voît dans tous les lieux où il y a des eaux sulfureuses. On m^ avait encore asdoré que Topinion commune des naturalistes de Loudrei est que la pierre^ que Cochram fit transporter « présente tous les caractères d'un . véritable tnvertin. Elle pouvait différer du travertin commiB en ce que celui-ci s^étant formé dans des eam douces, contient des coquilles fluviatiles et terrestres , tandis que le travertin de la Gnaddoope renferme des fragmens de corps marins , parée que sa production a eu lieu à la plage de la mer. Mais voici comme s'explique sur ce sujet le savant riHlacteur (\\i/ournal de physique pour le mois d'aoft 1817, pag. 181: «Nous avons, dit-il, vu et étudié » avec soin dans le Muséum britannique , à Lob- » dres , le squelette fossile et la roche qui lecon- ^ tient, et M/ le docteur Leach a bien voulu nous » donner plusieurs échantillons de celle-cL C'est » évidemment une pierre factice ou roche agrÉ- » gée, composée d'un très-grand nombre depcdtt » grains calcaires, fragmens de coraux, de co- :» quilles agglutinées par un ciment également » calcaire , probablement fort analogue à ceBe :» dont parle Spallauzani sous le nom de pierre » de Messiue . . . Elle n'a en effet presque aucun y> rapport avec le travertino qui : comme toute
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» pierre de formation d^eau douce est formée » par un dépôt de molécules très-fines préala- >» blement suspendues dans uu fluide ^ ce qui y> produit nécessairement un grain fin^ homogène^ 3> comparable à la craie factice. » Je me range bien volontiers à Topinion de ce savant^ puisque cette opinion confirme de plus en plus celle que la fortnation de la pierre qui contient les antro«- Jpolites , est très-récente ( Voy. ce qui a été dit dans le § 321 sur la production de la pierre de Messine ). On a encore parlé d'un squelette humain trouvé enchâssé dans la pierre calcaire du Maryland à la distance d^environ fio lieues de Ghesapeak. Lorsque le Journal de physique^ tom. 6i^ donna la notice de cette découverte^ il promit d'en publier les circonstances^ mais jMgnore tt cette promesse a eu son effet. Il faudrait avant -tout , connoître la nature de la pierre calcaire 'dont on parle. De tout ce qui vient d'être dit, je concluds qu'il résulte des observations faites jusqu'à ce jour, que non-seulement les couches Bolides et pierreuses de l'antique mer, mais même les terres mobiles qui contiennent des os d'élé- }>hans , de rhinocéros , etc., n'ont présenté des Os humains fossiles dans aucune des parties coniques de la superficie terrestre.