‹ Institutions géologiquesChapitre 129 sur 203 · LIVRE VI. CHAP. LXXXI. î · texte numérisé non relu

LIVRE VI. CHAP. LXXXI. î

probablement sa présence fut indiquée par la projection de quelques parties plus relevées de Tavant-bras gauche. Malheureusement le squelette est privé du crâne qui par sa configuration aurait pu indiquer si l'individu appartenait aux caraïbes ( Voy. la Crânologie de Blumenbachr^ i/ décade ). M/ Konig a décrit anatomiquement tous les os -entiers . et rompus de -ce squelette , tant ceux qui se trouvent dans leur position naturelle^ que ceux qu'on voit disloqués. Je me bornerai à faire observer qu'on peut suivre la colonne vertébrale dans toute sa longueur ; qu*il ne manque aucune des sept côtes véritables du côté gauche, mais qu'on ne peut distinguer que trois des fausses côtes ; que le radius du bras gauche existe dans toute sa longueur; et que tout le -métacarpe de la main gauche est déployé ainsi qu'une partie des os des doigts. On distingue la partie supérieure de l'os sacrum; l'os ilium gauche est presque entier, et les os pubis bien que très-prononcés^ fie perdent graduellement dans la masse de la pierre. Les ' os de la cuisse et de la jambe du côté droit - sont bien' consQ-vés. Lorsque ces os furent mis à découvert, on aurait dit qu'ils allaient se réduire en poudre , et qu'il était impossible d'en détacher la pierre qui les environnait sans endommager leur superficie; mais après ^Yoir ( resté pendant quelques jours exposés à Tairv ils acquirent assez de, dureté. M/ Dayy ayant

analyse quelques petits morceaux de ces os ^ trouva qu ils contenaient une partie de leut matière animale et tous leurs phosphates de chaux : il soit de là qu on ne peut pas dire qu^ils soient pétrifiés , et qu'il paroit au contraire quMIs ne soit qu'incrustés et enveloppés. La pierre qui les rein ferme est très-dure; elle se dissout entièrement et sans laisser de • résidu dans Tacide nitrique affoibii , et elle est principalemeut composée de particules calcaires de corps marins , panm lesquels on distingue plusieurs coquilles. Geax qoi désirent une description plus détaillée de cet antropolite^ peuvent consulter le Journal de physique, tom. 79 , où Ton en donne encore la figure.

% 4^2. Le général Ernouf fut le premier qoi fc fit connoître les squelettes humains de la Gatdeloupe ^ dans une lettre écrite à M/ Faujas de [di S/ Fond et insérée au tom. 5 des Annales du Mtk* séum pour Tan i8i5,) où il est dit que les squelettes a sont enveloppés dans des masses de madrépores pétrifiés. La-Métherie croit que le massif transporté i Londres, était un de ceux que le général £rnoo( avait fait préparer pour le Muséum de Pariii Dauxion Lavaysse dans son Voyage aux îles de b Trinité , de Tabago , etc. , imprimé en 1 8 1 3 , dk qu'ayant séjourné quelque temps à la Guadeloupe, il y fit faire des fouilles pour son propre compte, et qu'il retira de ces fouilles, des têtes , des bras, des jambes et des fragmens d'épines dorsales, 0

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