‹ Institutions géologiquesChapitre 132 sur 203 · LIVRE VI. CHAP. LXXXir. 3'Jl · texte numérisé non relu

LIVRE VI. CHAP. LXXXir. 3'Jl

jVI/ Faujas au-dessous d^une très-grande masse de lave. Les couches les plus profondes de la colline de gypse située au nord de Paris, ont présenté plusieurs fois de troncs de palmiers agatisés, d'un volume considérable (Voy. Journal des mines, mars 1814). Les végétaux fossiles, sous divers états, se montrent très-fréquemment dans les roches des environs de cette capitale, et Ton a observé rque ceux qui sont agatisés et qui gisent dans le calcaire marin, sont souvent piqués par le vers marins , ce qu^on ne voit point dans ceux que renferme le gypse^ -Sur les bords du Necker, près de Claustad , on a observé une forêt entière composée de palmiers qui à présent ne végètent ■^oint dans ce climat : les arbres sont couchés , -^n tiers et ont jusqu'à a pieds de diamètre. Une ^aiutre forêt fossile de sept lieues d'étendue a été "-^^ouvée sur les côtes de la Bretagne , près de SM^orlaix ; et Correa de Serra a observé le même ]gphénomène sur les côtes de l'Angleterre. Je ne 3n' étendrai pas davantage sur un sujet auquel je userai obligé de revenir ; je remarquerai seulc- ^arnent que quelquefois on est tombé dans Terreur ^n prenant pour des empreintes de végétaux , certaines impressions produites dans les pierres par "quelque émanation métallique spécialement de fer ou de manganèse ; telles sont ces arborisations ^appelées dendrites qu'on voit dans plusieurs cailloux de TAmo, dans différentes pierres calcaires

37a INSTITUTIONS GÉOLOGIQUES.

ecissiles ^ et dans plusieurs agates dites . à cause de cela , arborisèes ^ pourvu qu* elles ne soient point de celles dans liesquelles Fart a 8u suppléer au défaut de la nature.

§ 4^4* P^i^^î 1^® substances végétales fossSes, Tambre et le caoutchouc méritent une mentioà particulière. Uan&re célèbre chez les anciens (<) sous le nom éCelectrum^ et qui par la propriété qu'il a d'attirer à lui les petits corps légers, lorsqa*! ^ est frotté , a donné son nom à Tune des plv belles et des plus intéressantes parties de Ja physique moderne , se trouve en divers lieax soit des plages de la mer ^ soit du continent, enseveli tantôt dans des terrains d'alluvion , comme au territoire de Bologne, tantôt dans les mines de charbon fossile à plus de 3o pieds de profondeur ( Voy. Thomson , Système de chimie , tom. 7, pag. 320), et tantôt dans les tourbes pyriteuses, comme celle dont M/ Faujas fait mention, et 11 2

(i) Pline dans les chapitres 2 et 3 du livre 87, traite fort an long de Tambre , et nous transmet les connoissaDces en partie vraies, et en partie fabuleuses, qu'on avait de son temps sur h nature de cette substance. Il nous raconte encore que le In* excessif des anciens Romains était parvenu au point qu'on CB* ployait jusqu'à profusion dans les décorations des amphithéâtrei publics , et même dans les instrimiens de mort , une sobitinoe si précieuse qu'elle pourrait servir aujourd'hui d* ornement sbî cabinets de luxe; et il nous apprend enfin que les paytaonci des campagnes arrosées par le Pô , mettaient pour parure à leur cou , une matière à laquelle les dames les plus riches et les p^ élégantes attachent maintenant un gr^vnd prix.

Page 1