‹ Institutions géologiquesChapitre 133 sur 203 · LIVRE VI. CHAP. LXXXII · texte numérisé non relu

LIVRE VI. CHAP. LXXXII

qu^on rencontre dans le département de F Aisne* Au milieu de ce banc d^ argile plastique ou de terre à potier, qu'on trouve superposé à la craie, mais placé au-dessous du calcaire grossier (pierre à bâtir ) dans les environs de Paris , au milieu, dis-je , de ce banc d'argile , on a rencontré en plusieurs endroits, des bois fossiles ou lignites, accompagnés d^ambre jaune ou succin , sans in- .«ectes. Crell ( Voy. Journal de physique^ tom 89, pag. 365) , en parlant du grand amas de bob ' fossile de la Prusse ducale , remarque qu^ou y pratique des puits et des galeries où Ton trouve Fambre en quantité a^sez considérable. Il ajoute qu'il descendit dans Fun de ces puits qui avait 98 pieds et demi de profondeur, et était distant de la mer d'environ 200 pieds, et qu'il reconnut ^ue l'ambre est encastré entre deux salbandes de «barbon ligneux. Les caractères qu'on observe ^ans cette substance , obligent à la ranger dans 3a classe des matières bitumineuses concrètes , ^uisqu' échauffée au contact de l'air, elle s'allume, produit une flamme jaunâtre, mélangée de bleu et de vert, et accompagnée d'une fumée fort épaisse et très-odorante. L'analyse de cette substance démontre qu'elle est formée d'une grande quantité d'huile combinée avec un acide et qu'elle -contient aussi quelque atome de fer, et une trèspetite quantité de terre dont on n'a pas encore déterminé la nature. Les insectes que l'ambre

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renferme fort souvent^ et qui ne sont point propret des pays dans lesquels on le recueille U)^ indiquent sa fluidité originaire^ comme Pline Favait eocôie observé. Ces insectes contenus dans Fambre, et h Tobservation que près de cette substance , tt Ik souvent avec cette même substance , on troore' lin le bois fossile ^ rend très-probable Topinioa èi let ceux qui prétendent qu'elle doit son origine i pi la transsudation du suc résineux ^ de quelqod e plante aujourd^ui inconnue ^ et qui si elle tel |ai trouve si fréquemment dans la mer, c^est pares que les eaux , après avoir parcouru la superficie terrestre, se retirent dans ce réservoir cotnmiin, transportant avec elles toutes les substances )k* gères (^). Du reste, si Ton considère que Tsml)»

(i) L*aiubre des plages de la Baltique, qui est celui qa*Qt trouve dans les contrées les plus septentrionales de FEoropei renferme le plus souvent des insectes qui sont propres des piy* les plus chauds.

(2) Nous avons dit ci-dessus que dans le territoire de Bologne Y[ on trouve fréquemment Tambre fossile , ce qui pourrait poitcar h croire que la plante de laquelle il distillait , existait autrefois e> {1 Italie. De là , on ne doit pas être snpris si Tambre s* est trouvé toutefois bien que rarement , parmi les produits marins du Bok^ IVIM.* les Comtes Gazola et Lazize de Vérone si zélés pour Thii* toire naturelle de leur patrie , possèdent des échantillons ^ cette substance. Si cependant on ne peut pas révoquer en doott la découverte de Tambre jaune ou succin parmi les ichtyoKAci du Bolca j on doit du moins regarder comme un songe ce qa*iB naturaliste a écrit sur la découverte de Tambre gris dans la tàhoB contrée. On peut voir à cet égard l'édition faite à Vérone , «• 1794 > des Lettres de Testa et de FortU sUr les poissons fossiitt

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