LIVRE VI. CHAP. Lxxxn
9t trouve également dans ks climats froids du
Nord et dans ceux dont la température est fort
élevée, comme la Sicile (0 et les Indes, on sera
convaincu que la plante dont il est distillé , était
de nature à pouvoir s^adapter à tous les climats
ainsi que le pin. Quelques-uns ont pensé que
«cette substance résineuse a souffert dans la terre
quelque modification particulière , ce qu^on ne
peut concilier avec Fintégrité des formes et des
parties les plus délicates des insectes qui y sont
snenfermés. Dans les mines de Bovey, auDevonshire
^n Angleterre , on a trouvé une substance com-
l>ustible, configurée en petites masses disséminées
^ans du bois bitumineux : par quelques-uns de
■les caractères, elle semble tenir de Tambre opaque;
«dais M.' Hatchett n'a pu en retirer Facide suc-
iCinique. Il paroît que c'est un mélange naturel
Bolca , avec les notes de M.' le Comte GazoU qui combat ir*opinion de Texistence de Tambre gris dans le même territoire; ^e qui ne serait pourtant pas un phénomène bien singulier, tu kl quantité des cétacés qui fréquentident autrefois ces mers, et ^k>nt on ti'ouve les os enterrés ( Voy. % 460 ). Ajoutons qu*il ^Mt prouvé aujourd'hui que 1* ambre gris est une concrétion <jui 9*est formée dans Testomac ou dans la vessie , ou bien dans les 4aitestins d*un cétacé.
{I) Parmi les divers échantillons d*ambre contenant des insectes» ^ga^on tire de la Sicile , il y en a quelquefois de ceux qui ont été fabriqués avec la gomme copale. Il est facile de reconnoître rîndposture en plongeant pendant quelques înstans Féchantillon doateux dans Fesprit de vin , parce que s*il est de gonmie co* pâle» on aperçoit aussitôt les traces de la solution.
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de résine et de bitume ^ et c*est à cause de di qu^on lui a donné le nom de rednasptuzlte (Tof* Lucas ^ Tableau des espèces minéraJogiques ^^ a.% pag. a58).
§ ^85. Uautre substance végétale que quelqtfi naturalistes ont cru pouvoir compter au nombn des substances végétales fossiles , est le cooii^cftov connu sous le nom de gomme élastique. Cette matière bitumineuse qui coule de quelques plaotev qui végètent dans la zone torride , a été pM pour la même qu'on trouve sous terre à la profondeur de 4^<> pieds ^ dans le sein des montignes de F Angleterre septentrionale , savoir, daoi les mines du Derbyshire ^ situées dans un p«J» calcaire coquillier (Voy* Annales du Musim (f histoire naturelle de Poiris , tom. i ). Ayant « occasion d'examiner beaucoup d'échantillons de ces mines , j'ai observé que le bitume est tellement mêlé avec la galène , avec le spath fluoi» k et calcaire , et avec le sulfate de baryte , que * formation doit avoir eu lieu en même temps qo* celle de ces autres substances. Si l'on veut qn« ce bitume soit venu du Brésil , qu'A ait été tramporté par quelque cataclysme , et qu'il ne se sA pas formé dans les filons où on le trouve aujourd'hui , il faudra donc aussi faire voyager ta Brésil en Angleterre , la galène , les spaths calcaires , fluoriques et barytiques. En outre , 1« bitumes fossiles de cette mine ont des caractère!