LIVRE VI. CHAP. LXXXllI, 38i
orsqu^on les compare à leurs analogues vivans^ lifFérences qui ne permettent pas de décider si ^es fossiles et les êtres organisés qui leur resemblent , peuvent être rapportés à une même spèce plus ou moins dégénérée, ou s'ils appartiennent à des espèces diflFérentes. Dans cette lasse sont comprises, (a) les dépouilles de quelques ;rands quadrupèdes dont la terre nourrit encore ss analogues , mais seulement dans des climats lififérens et dans des contrées lointaines ; (b)' lés >oissons et les testacés fossiles qu'on trouve dans es couches calcaires , marneuses , sablonneuseis îe toute l'Europe. Il paroît qu'un grand nombre âe ces fossiles ont leurs types dans les mers des [ndes orientales : leur état de conservation écarte toute idée d'une inondation qui les ait transportés des régions éloignées , dans le lieu où ils sont à présent. A la quatrième classe, se rapportent les Fossiles qui ne peuvent, appartenir qu'à l'époque :a plus reculée de l'existence du globe , à cette Spoque obscure où notre planète dut éprouver fénormes bouleversemens qui plusieurs fois, à îîflFérentes périodes et dans divers endroits , en 'hangèrent et renouvelèrent la superficie. Dans ^tte classe figurent beaucoup de fossiles dont >u ne trouve plus les analogues vivans, et qwi cmblent avoir appartenu à une autre terre , et ^Voir été rdégués dans le règne minéral par les catastrophes dont il ne reste aucune mémoire.
384 INSTITUTIONS OÊOLOGIQUSS.
du site qu^elled occupent , elles sont remplacées par les particules de la substance terreuse, qm, en se consolidant, prend la même forme qu'a?ak ]e corps organisé. Ce phénomène s^ observe spécialement dans les couches solides des montagnei 6econdaires, dans la pierre calcaire compacte, dans r argile schisteuse, dans le schiste mamorhitumineux , dans le grès , etc. Parmi les testacéé réellement pétrifiés, il est rare que la coqulb 8e soit conservée : cela est cependant arrivé dïïâ quelques marbre^ coquilliers appelés hunachelks^ comme dans le marbre opalin de la Gariochie et du Tyrol. Quelquefois encore la substance de h|. ranimai s^est pétrifiée ainsi qu^on Ta observé dam jitlj cette belle coquille fossile dite sphéruUte^ cpii été décrite. par La-Métherie {Journal dephyàxfn^ tom. 6i, pag. 396), et où Tanimal est devetf siliceux ainsi que sa coque; 4*^ dxms Vétati^ crustation^ lorsque le corps organique consenf sa nature et toutes ses parties , mais qu'il al revêtu d'une matière pierreuse qui en couvre h superficie. C'est une opération qu'on doit qp^ cialement attribuer aux eaux qui déposent Jtfk^ les corps qu'elles rencontrent, les matières qu «fa l r tiennent en dissolution ; 5.® métallisés. Les coi|» organiques sont quelquefois pénétrés par ^ substances métalliques, particulièrement pari* sulfures de fer , de cuivre , ou par le minerai 4 fer argileux. On voit fréquemment des ammomW