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se trouvent assez souvent daus des terrains calcaires. Il est à remarquer que quelquefois la mstière «iliceuse pénètre le bois cTune manière fort inégale , en sorte que la structure végétale se couserye intacte dans quelques parties , tandii que dans d'autres ^ elle se perd au milieu d'ooe masse homogène d'agate ou de jaspe. Lorsque cela arrive ^ on ne distingue aucun passage gndue; c'est une transition imprévue. En Angleterre, à Hig-Heworth près Newcasde^ dans on lit de charbon de terre on a trouvé ua arbre d'environs 2^8 à 3o pieds de long, dont le tronc et les plus grosses branches sont siliceux , tandis que Técorce, lès petites branches et les feuilles sont converties en charbon; phénoipène qui est d*aih tant plus intéressant que les troncs d'arbres qœ l'on trouve dans la mine d'alun de "Wilby sont changés, le bois en spath calcaire, en pierre a^ gileuse, ferrugineuse et en pyrite de fer^ et l'écoite • en jayet ( Voy. Journal de physique^ février 1818). j Un fait rapporté par plusieurs naturalistes, proaTC la facilité avec laquelle les substances végètaki deviennent siliceuses : l'une des poutres du pont bâti sur le Danube par Trajan , a été trouvée changée en agate dans une épaisseur de demipouce; la partie intérieure n'était que légèrement pétrifiée. Les immenses déserts de l'Afrique offrent fréquemment des troncs d'arbres tantôt entien, tantôt brisés , devenus siliceux, et plus ou moini
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^ colorés ; fait curieux dont on pourrait déduire ^ que cette vaste contrée était couverte de végétaux '^avant que la mer y déposât ces sables qui en * ^cnt fait un désert : à moins qu^on ne voulût sup- Imposer qu^une grande quantité d* arbres transportés 3|>ar les fleuves qui se déchargeaient dans cette <nier, flottaient sur la surface ^ comme on le voit présentement au Groenland, dans la baie d^Hud- 2aon , le long des côtes du Spitzberg , du Kam- .chatka , et dans toutes les mers du Nord (Voy. § 420 )• Un autre fait non moins intéressant pour la géologie , est que ces bois pétrifiés des déserts , de FÂfrique , sont piqués par les vers mdrins , nce qui démontre leur séjour dans la mer antérieurement à leui" transformation en pierres silir KCeuses (Voy. § 483); a.^ dans F état (fîncnu- "torîofi, comme on Tobserve dans les végétaux abaignés par des eaux qui ont la vertu de pro»dftuire Fincrustation ; telles sont les incrustations ^u Yelino à Tendroit où Ton voit la célèbre ^icascade de Terni , celles de Tivoli ^ au Ken appelé le lac De* Tartan^ et les ostéocoles du .l^ont Pincio , près de Rome ainsi que de bèauicoup d^ autres contrées; 3.^ dcuis F état de toiui^ tou de Ugnites. Les tourbes sont des amas de t "Végétaux qui n'ont pas encore changé de nature, et dont les fibres et les feuilles sont entrelacées et collées les unes aux autres par Teffet de la compression. Elles ont été produites par des plantes
marécageuses (0 qui naissent dans les eaux tta*gnantes : la présence d*un principe conëervateur est nécessaire à leur existence ; c'est probaU^' ment Toxicle de fer^ autrement elles se décomposeraient bientôt^ et il n'en résulterait qu'on simple terreau.
§ 489. Les lits de tourbe occupent une position superficielle^ et leur formation appartient à Tétat actuel de la superficie terrestre. Les tourbes peuvent être très-diffibrentes selon le degré d'altération qu'ont subi les végétaux dont eUa sont formées , et selon que ceux-ci se sont plus ou moins décomposés. On' en distingue de deux espèces^ savoir^ la marécageuse et la ligneuse. La première. est celle dont nous venons de parler, c'est la tourbe commune. La ligneuse , suivant M." Faujas , se compose de matières végétales » I II . I ■ ■ ■ .11.-. ». I .*
(l) U convient pourtant de remarquer que dans quelques toiV" Jbières , on a trouvé des plantes mari^ieB. Humboldt dans la tourbière de Linum , à une pi^te distance de Berlin , a observé dei p feuilles du fucus saccarinus de la longueur de 8 à lo ponctf aiur une largeur de plus d*un pouce. Nous ignorons si ces plaolM ée trouvent seulement dans la partie inférieure de la tourbière i ou dans toute la profondeur de la couche. En supposant qnefe premier de ces deux cas fut constaté , il présenterait un pbMo" mène semblable à celui qu*on observe près de Drontheimi A I Norvège , où la péninsule d^Oérelande qui est très-basse, coniittt en un immense Ht de tourbe dont la partie inférieure est entièretttent composée de plantes marines tandis que les couches supérieures ne contiennent que des plantes marécageuses ( Voy. D« Bucb) Voyage en Norvège , chap. i ).