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^^ résister à ces degrés de froid qui font périr celles que nous connoissons ; à moins qia^on ne voulût supposer des transports de plantes faits par les eaux, hypothèse dont nous démontrerons bientôt ~ 'Tinvraisemblance. Au oontraire^ dans le comté de sâiGumberland , en Angleterre^ on a reconnu des empreintes de fougères dans des couches de schiste .^A la profondeur de quelques milliers de pieds au- -dessous du niveau actuel de la mer (Voy. § 41 5).
I § 491. Les dépouilles des corps organiques
marins se trouvent à de grandes élévations audessus du niveau de la mer. Dans le Mont-Perdu^ eime la plus élevée des Pyrénées , ori voit les ^ eorps marins à la hauteur de dix mille pieds , et dans le Jungfrauhorn des Alpes de la Suisse, ^ i la hauteur de douze mille pieds. Si Alphonse ^ .Barba écrivit assez vaguement qu^au centre de partie la plus montueuse du Pérou , on renontrait des coquilles de toutes les grandeurs; fort long-temps après lui , Don Ulloa en trouva à la hauteur de i3,35ii pieds, dans F Amérique méridionale , sur la montagne où il y a une mine de mercure , et qui est une dépendance du gouvernement de Guanca-Velica. Nous ne devons pas passer sous silence ce que ce savant natur raliste a écrit dans ses Mémoires philosophiques ^ ^ discours i6.% relativement au phénomène dont "^ nous venons de parler, « Sur ces montagnes > 3» dit-il ^ aux environs de Guanca-Yelica , et
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^ spécialement dans la mine de mercure ^ on voit >» des coquilles entières pétrifiées et renferméet >» dcuis rintérieur de la roche , mais que les eaux » mettent à découTcrt. Ces cocpiilles sont îiicor- » parées dans la pierre ^ ^«nais malgré cela , oa j> remarque que la partie qui constituait la co- » quille , se distingue par la couleur , par la y> structure et par la qualité de la matière^ de j» tout autre corps pierreux qui la renferme (0. » Molîna dans VJETistoire naturelle du Chili ^ pag. 48^ dit qu^on trouve de patelles^ des buccins, des turbinites , etc., à la sommité du Descabor sedo (décapité ), montagpè à laquelle il attrïbue la hauteur moyenne du Chimboraço , hauteur qu^on peut évaluer environ à vingt-mille pieds, et qui est peut-être exagérée relativement à h montagne dont parle Molina, Mais si Tôbservatioi de cet auteur nous paroîssait douteuse , nocu f pourrions du moins compter sur Texaetitude de
celle de Humboldt , qui trouva des coquilles sur
(i) La fréquente association des corps marins avec le merdoe^ est un phénomène qui mérite une attention particulière. Ainsi (]Bi dans la mine de mercure de Guanca-VeUca , on trouve encan des coquilles dans celle d*Idria (Voy. les g.** 487 et 4S70A Ton a parlé de dépouilles de poissons fossiles pointillés de nc^ cure sulfuré ). Les belles observations de Proust rapportées dut le Journal de physique , thermidor an 7 , rendent très-probiUt r opinion que le sel marin contient (quelquefois du mercnre, et prouvent que ce n*est pas sans fondement , que Senac , "HKîkeiiMh Rouelle et autres chimistes ont été du même avis.
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la cîme des Anded^ à la hauteur de i3,200 pieds au-dessus dû niveau de la men Nous sommes donc autorisés à dire que Kirvan est tombé dans l'erreur ^ lorsquMl a assuré qu^on ne voit jamais les restes des corps marins à des hauteurs de plus de huit tnille cinq-cents pieds.
. § 49^* ^® dépouilles des corps organiques marins sont souvent mêlées et unies à celles des corps organiques terrestres, et les empreintes des végétaux sont encore fréquentes dans les lieux où Ton rencontre celles des poissons. Cest ainsi que dans lé Bolca et dans d^autres contrées^ il n!e6t pas rare de trouver des os de grands quadrupèdes auxquels sont attachés des corps marins^ comme huitres, serpules, etc.; et le plus souvent on observe que les éléphans et les rhinocéros sont ensevelis dans une argile ou dans un sable IDobile où abondent les corps marins. Dans le Valdamo inférieur , d'après le témoignage de M."* Targioni , on découvrit une côte d'éléphant dont W ne pouvait détacher quelques huitres qui y étaient adhérentes, saps rompre Fos; et Yoa (imvoya de la même contrée à ce naturaliste, ua i^humértis du même animal également couvert de 'coquilles d'huitre. Dans le Flacentin, on déterra in humérus de rhinocéros auquel étaient forter fHient attachés des testàcés de la même espèce: ^se curieux échantillon est conservé dans le Muséum de r Administration des mines, à Milan. Fallas
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dans les Actes de V Académie de Pétersbourg pour Tannée 1755^ dit qu*en Sibérie^ les ot des élfcphans sont souvent unis à ceux des grands cétaeéi et animaux de mer. Le même phénomène se it< pète dans les collines du Placentin ^ où Ton s déterré des squelettes de baleines et de daophioii L aussi bien que des os d'éléphans et de rhinocéroi. b G^est encore ainsi que pendant qa'on trouve dtai le territoire de Hassalt , des dents (Tèlëphans fos* siles , on découvre dans celui de Maestricht qoi e;a est voisin ^ des reptiles d*espèces inconnnes , des tortues marines, des empreintes de coquilleai d^écfainites , etc. La-Peyrouse ( Voy. foumal des mines , n.® 87 ) crut avoir décou\^rt sur le Mont- Perdu , dans les Pyrénées , avec des corps marins dont cette montagne abonde , une quantité considérable d^os de grands animaux terrestres pétrifiés et changés en pierres résiniformes oo pechstein. Il parla de vertèbres dorsales, de c firagmens de tibia , de fémur , et encore d*ane portion de tête de quelque grand quadrupède; mais ces observations sont regardées comme fort équivoques. Les concrétions siliceuses que con* tient en très-grande quantité cette montagne cal* Caire coquillière, affectent souvent des fonnes bisarres qui imitent les formes organiques. Guvier après avoir examiné les échantillons recueillis par La-Peyrousè, est resté indécis sur leur origine (Voy. Ramond, Voyage au Hfont^Perdu).