‹ Institutions géologiquesChapitre 156 sur 203 · LIVRE VI, CHÀP. LXXXVI · texte numérisé non relu

LIVRE VI, CHÀP. LXXXVI

^e 1400 toises au-dessus du niveau de la mer, Cruerrin trouva des madrépores qui faisaient partie ^e la roche calcaire de la montagne. Ramond , "faisant mention des ocellites qu^ii observa dans le grand amas de coips marins qui occupe le centre du Mont-Perdu^ et en constitue les sommités les plus élevées ^ dit que la prodigieuse quantité de cette espèce de polypier qu'on trouve non-seulement à la superficie , mais encore au cœur de la roche, ne permet pas de douter que ces insectes n'aient vécu dans les lieux mêmes où Ton voit leurs dépouilles , et qu'ils ne s'y •oient propagés en familles (Voy. Journal des mines , n.° 87 ). A ce fait, j'en ajouterai. un autre observé depuis peu de temps par M/ Cortesi , qui , sur le mont Pulgnasco dans le Flacentin , trouva un banc très-étendu de madrépores fossiles

appartenant à ime seule et même espèce , trèsanalogue à la cespitosai et il est à remarquer cjue tous les cylindres madréporiques scmt dans tïne position verticale, en sorte qu'ils ont presque Cîonservé leur position originaire. Dans ce cas et ^ans les précédons , peut-on, pour expliquer un pareil phénomène , recourir à une inondation ? - § 5 1 5. Après les madrépores, on doit prendre ^n considération les dépouilles des vers litophages -qu'on observe dans les couches solides des pierres ou marneuses ou calcaires, et qui ont été, non transportées ' par une inondation passagère, mais

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bien sûrement déposées par les animiBiux qui oot vecQ et se sont propagés dans le lieu où Ton les trouve maintenant ^ lorsque la mer y faisait où ' séjour stable. Je rapporterai ici quelques observations recueillies par Brocchi\» relativiement à ^ plusieurs pays de Tltalie dans lesquels le même phénomène se fait remarquer ( Yoy. Conchyologk p fossile^ pag. 140 )• M/ Monti trouva dans lei collines du Bouloûais^ des pierres corrodées par ces vers ^ et qui en contenaient encore là coqae. La même observation a été faite par M."^ Michiefi sur le mont de Cetona ^ près les baius de S/ Gasciano, et dans d* autres pays de la Toscane; par MM.' Baldassarri et Soldani dans les coachci des montagnes circonvoisines de Sienne; par M/ Santi dans d^autrés lieux du Siennais ; par M. Baldassarri que j'ai déjà cité, dans les coucbei calcaires du Mont-Alceto, et par M/ Targiom dans le val de Chiana et dans les environs ds Florence. Outre ces exemples rapportés par Brocchi, M/ le conseiller Cortesi a trouvé dans ki collines du Placentin , au voisinage de Lugagnaaov une couche pierreuse de marne bleuâtre qui étak p au dépôt d'innombrables dépouilles de testaoés Y litophages de plusieurs espèces. La couche pierreuse percée par les vers litophages, est coaYCrte d'autres bancs coquilliers qui dans quelques eii* < droits 8*élèvent j'usqu'à la hauteur de 400 pied». Enfin Bowles dans plusieurs lieux de FEspagne

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