LIVRE VI. CHAP. LXXXVI
le choc d^une comète. Bien qu^il soit difficUe qu^une pareille combinaison ait lieu dans le cours régulier de la nature ^ elle n*est pourtant pas impossible. Mais le nœud de la difficulté ne consiste ni dans la . possibilité , ni dans Timpossibilité du Fait^ qu^il faut admettre de Tune ou Tautre manière ^ vu Tautorité des livres sacrés ; il consiste dians r impossibilité de rendre raison de plusieurs phénomènes géologiques^ avec ce cataclysme ex- ^aordinaire et général, mais cependant de courte âurée.
§ 5i3. Dans la terre de Diemèn, dans la Nouvelle Hollande , sur les montagnes du Timor, on ti!oave des coquilles encastrées dans des masses madréporiques à plus de i 5o6 pieds de hauteur asu-dessus du niveau de la mer. Toutes les îles iiu côté oriental de la Nouvelle Hollande, celles élites de la Société, plusieurs parties de laNou*- ^elle Guinée , et presque toutes ces îles innom- ÎDrables disséminées dans Tocéan équinoxial, semblent être Touvrage de ces débiles animaux. Le ^ol élevé au^essus de la mer ainsi que celui des ùiontagnes , est tellement rempli de polypiers CoBsiles , qu'il semble en être entièrement formé; le grand plateau qui domine une partie des monts du Timor, n'est composé que de madréporites« XHins les mers des pays chauds où ces polypiers 9ont si abondans, les îles qu'ils forment, cessent de s'accroître en hauteur aussitôt que- dépassant
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la superficie des eaux ^ elles n^en sont plus baignèes. On ne peut donc pas douter que les lieur où Ton trouve de semblables polypiers ^ n*aieflt été couverts par la mer pendant la formation de ces concrétions madréporiques ^ et durant un e>pace de temps ^ proportionné à leur quantité. Youdra-t-on supposer que' ces' madrépores sont seulement adhérens à la superficie des roches^ a et que par conséquent on doit les considérer comme ayant été transportés, par quelque révolution passagère aux hauteurs où. ils sont maintenant? Mais on doit faire attention que ces mêmes corps organiques se trouvent encore dans le cœur [^ des montagnes, lorsque quelque vallée ou quelqocf L déchirure en dévoile la structure inte^e. joj
§ 514. Les observations faites par Peron dant L les mers australes , concordent avec celles iaitei L par Faujas dans la Lorraine , dans le Yiceoda L^ et sur les plages de la Méditerranée, entre Monâ(»L]j^ et Mentone. Dans cette dernière contrée, au Cap- L^ Martin , on voit de nombreuses couches (TaoL^ marbre blanc salin, transparent à ses bords^ dacL^^ et susceptible de recevoir le plus beau poli, forn^ Ja^g de madrépores exotiques dont les polypes avaitff pjj.çj vécu dans les mêmes lieux, et y avaient fabri^p^ leurs habitations qu^ils avaient établies enfortw ^^^ de couches, les unes sur les autres (Voy. FaojiS ^'^^ Essais de géologie^ tom. 2^, pag. 38). Sur T^ «un planade de Ciolan , près de Barcelonette, à p** trans