Tome II. a
seulement aient été déposées dans une contrée pour y former de$ dépôts immenêes ^ tandis que d^autres espèces ont été déposées dans des contrées diflPérentes. Ce n^est que par le séjour tranquille et continué de la mer dans un même lien, qu^une espèce a pii jouir de* la faculté de s'y propager ^ phénomène qu^on obsenre fréquemment dans la mer ^ où certaines espèces rèanies en familles ^ se multiplient prodigieusement dans un site plutôt que dans un autre.
§ S 19. En outre ) comment expliquer Fétat de parfaite intégrité où se trouvent dans nos collines, les coquilles les plus légères et d^une extrême délicatesse, et les corps très-p-fragiles des poissons, qui souvent appartiennent , tant les unes qne les autres, à des mers maintenant très^éloignèes ? Comment concevoir transportés par le mouvement irrégulier et tumultueux d^une inondation rapide et passagère , les cadavres de ces animaux qne nous trouvons entiers, et ensevelis dans desdimats très-différens de ceux où leurs espèces se propagent aujourd'hui ? Que si des animaux , nous passons aux végétaux, est*îl possible qo^ des fougères aient voyagé depuis FAmériqiK jusques en France et en Angleterre ; que des plantes très-délicates aient été violemment transportées depuis la zone torride jusqu^au Bolca; au^ elles aieqt conservé leurs feuilles intactes, et qu'elles aient été déposées dans des schistes