‹ Institutions géologiquesChapitre 183 sur 203 · UVRK VI. CHAP. XCII · texte numérisé non relu

UVRK VI. CHAP. XCII

§ 564* Que si le Bosphore de Thrace se fut ouvert avaat le détroit de Gibraltar^ comme le ; pensait Bufibn ^ alors le niveau de la Méditerranée se serait d*abord élevé et ensuite abaissé^ on bien il se serait élevé une seconde fois ^ suivant que les eaux de cçtte mer se seraient déchargées dans rOcéan ^ ou que celui-ci ^ ainsi que cela . est plus probable I) aurait fait irruption dans la , Méditerranée. Qui sait combien de fois ces phé-* laciënes se sont répétés avant que les mers aient communiqué entr^elles^ et que leur niveau respectif ait eu pris cet état de repos où il est présentement du moins en apparence ? Je dis en

ae me permettant pas d^eotrer dans une diacuMion détaillée; I J* lorsque dans un lieu il se fait une rupture ou un affidssement qui rend une partie de la superficie du sol plus basse que les

- juitres parties environnantes, les eaux viennent soudain Occuper le nouveau vide, et la superficie du terrain qu'elles parcourent, prend peu à peu cette configuration qui est déterminée par leur

- cours. U n'est donc pas surprenant qu'après une longue série de siècles , un terrain se trouve configuré ainsi que le requiert le coUrs des eaux qui sont forcées d'en parcourir la superficie, avant de pouvoir se rassembler dans les parties les plus basses ; %JS quelques-unes des objections de M.' Andréossi avaient été prévues par M.' Dnreau-de-Lamalle , le fils, dans son ouvrage

' imprimé en 1807 > et je ne vois pas que le premier ait fait mention de cet ouvrage ; 3.^ enfin M.' Andréossi , dans le chap. 6, où il traite de la lithologie du Bosphore, laquelle d'api-ès les échantillons dont M.' Cordier a fait la description , se réduit presque entièrement à- des substances volcaniques , nous fournit lui-fn^me une preuve convaincante des bouleversemens arrivés dans cette partie du globe. Cet auteur croit que le cratère d'i^a

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apparence ^ parce que si ce niveau est sujet â Tarier ^ ces variations ne sont ni sensibles dam un court espace de temps , ni accompagnées de grandes et extraordinaires convulsions. Peut-étie la Méditerranée^ TÂdriatique et les divers golfes de rOcéan n'ont>-ils été formés que par de nombreux affaissemens de quelque partie de la terre ou du fond de la mer , qui se sont répétés plusieurs foisi) ou par le renversement des montagnes qui en faisaient la séparation ; et dans chacune, de ces révolutions ^ quelque partie de la superficie terrestre a dû rester à découvert ou être submergée. Parmi une foule d* exemples qm

Tolcan de 1400 toises de longueur, et de 1900 toises de largeur, excède les dimensions des cratères des volcans. le nepeniepas de même ; et il me semble qu*il n*est pas nécessaire de rapporter toutes les matières de cette contrée et les boule versemens qu^elle a éprouvés , à un seul volcan qui ait un seul cratère. Dans les Champs-Phlégréens , combien de cratères n* avons-nous paSf n rapprochés entr*eux , qu*à peine est-on sorti de Tun qu^on entre dans Tautre ? Uimmense cratère d^Arcruni est contigu à la «olfatara, celle-ci très-voisine du Gauro, qui touche au lac d^Averne» etc. Je n^examinerai point si les volcans du Bosphore ont été antérieurs ou postérieurs aux temps historiques , et à quelle époque on doit rapporter le phénomène de Touverture de la conunanication de la mer Noire avec la Méditerranée ; je dirai seulement que les observations des MM.* Spallanzani, Choiseul , Olivier et Andréossi lui-même démontrent que cette partie du globe a été extrêmement bouleversée par les volcans , et que par conséquent dans r opinion généralement reçue que la mer Noire a été anciennement séparée de la Méditerranée , je ne vois rien qui implique contradiction.

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