Tome IL
S^6 INSTITUTIOlïS GÉOLOGIQUES^ etC.
A0U8 suffit pour pouvoir rendre raison du phé^ nomène. Du reste , on ne saurait nier que les torrens et les fleuves^ lorsque la pente de leur lit leur communique une certaine vitesse ^ ne soient capables de mouvoir ^ transporter^ corro* der et arrondir les pierres. Dans le Mémoire de Yenturi déjà cité plusieurs fois , et dans un autre Mémoire du professeur Catullo sur les montagnes du district de Bellune , on peut voir une longue série de phénomènes produits par les coorans d^eau douce : mais il sera toujours facile de dis* tinguer les dépôts de pierres roulées, formés par les fleuves et* les torrens , d*avec ceux qm ap-* partiennent à un ordre de- choses différent et plus ancien. Gomme les torrens et les fleuves dans leur cours ordinaire ne transportent point des roches d^une certaine grosseur, il est nécessaire de recourir à des crues extraordinaires qni n'ont qu^me durée passagère: par conséquent les pierres que ces fleuves et ces torrens ont roulées, ne peuvent point occuper des extensions de plusieurs milles en longueur et en largeur , comme on le voit dans la Lombardie et dans d'*autres contrées, et encore moins peuvent-elles former des plaîoef presque horizontales.