LIVRE VI. CHAP. XCIV. è^!y
j nh hmït assourdissant; si Saudsure ( Voy. § ao5 ) ^ â trouvé sur les rives de Catania^ des fragmens ^ inrëguliera des laves de TEtna arrondis et ré- , duits presque S la inûitiè de leur premier voiume, qu'on calcule, s^il est possible ^ Timmense . quantité dis cailloux que la mer qui a séjourné long-temps sur les Alpes, a dû détacher de ces ^ moatagiiesv) arrondir et disperser. Ou doit aussi considérer que le seul mouvement des eaux continué pendant long-temps ^ peut détruire les 1^ angles d'une pierre , et lui donner une figure arrondie^ comme ou le remarque dans les grosses pierres des digues , quoique dans certaines circonstances, elles ne soient exposées qu'à Tac- ' tien du flux et du reflux de la mer.
Il résulte de tout ce que nous venons de ' éSate que les glaces et le mouvement des eaux de la JEuer ont été les principales causes qui ont ^ contribué à transporter loin de leur site originaire , les masses erratiques de roches , à leur donner une forme arrondie , et à les distribuer ■ tantôt sur la cime ou sur le dos des montagnes, et tantôt dans des plaines très-étendues. Je sais * bien que beaucoup de naturalistes ont recours " à des cataclysmes extraordinaires , à d'antiques ? courans impétueux , à de grands bouleversemens. ' de la superficie terrestre; mais il me semble que . le long séjour de la mer déjà démontré par tant ( d'autres observations aussi sures que judicieuses,