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CHAPITRE XLVII

Constitution physique de la mer primitii^e.

§ 290. Jusqu'à présent nous ayons traité de ces roches dont la production paroît ne devoir être attribuée qu'à Faction du feu, et qui de Tétat de iluidité ignée, ont passé à celui de solidité à mesure qu elles se sont refroidies: il est temps maintenant de parler de celles qui doivent leur existence à la coopération de . F eau. Noue sommes donc parvenus au point de la coalition des deux systèmes , savoir , de Feau et du feu; ici commence un nouvel ordre de choses dans lequel la nature s'est embellie par degrés ^ proportion que Forganisation animale et végétale s'est développée. Au milieu de la combustion générale, pouvait seulement avoir lieu la production de ces substances pierreuses , qui , privées de toute empreinte de corps organiques ^

clémontrent qu^à Tépoque de leur formation Yétat da globe était contraire à toute vitalité. On conçoit que Tattraction modifiée par la polarité^ était capable de disposer les parties les plus subtiles de la matière en solides réguliers; mais ces combinaisons étaient incompatibles avec la vitalité à laquelle il paroît qiie le principe aqueux est absolument nécessaire. Nous discuterons bientôt cet article dans un plus grand détail ; fixons main" tenant toute notre attention sur Tétat du globe. § 291. Lorsque la superficie de notre planète se fut consolidée et refroidie jusqu^à un certain degré, elle dut être irrégulière et présenter beaucoup d^élévations, de* vallées et d' enfoncement. Ces irrégularités avaient été produites par le développement des gaz et des vapeur», et par la retraite des couches dans lesquelles le refroidissement, en se propageant successivement, avait occasionné la consolidation comme nous Pavons déjà dit. En outre, les substances les plus voisines de la superficie, devaient être plus légères, plus poreuses, et par conséquent plus faciles à être triturées et pulvérisées. Nous en avons un exemple dans les couxans de lave dont la superficie est couverte de scories et de parties détachées et incohérentes, effet de Fimmense quantité de bulles gazeuses qui viennent se rompre à la sommité. Si un torrent impétueux de gaz continué pendant quelque temps, s'ouvre un chemin au

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