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transparence et le manque absolu de pyrites, Suh vant cet auteur^ les jaspes de la Sibérie ^ de la Si« cile ^ de la Bohême et de la Saxe sont primitifs ; le jaspe héliotrope et celui dit fleuri appartiennent aux formations secondaires: mais il faut observer, i.'^ que le jaspe rubanè de Sibérie est mis par quelques auteurs dans la classe des roches de tran*sidon ; 3..^ que parmi les jaspes de la Sicile i^ qu^il prétend être primitifs, on trouve fréquemment le jaspe fleuri ; 3.^ que Fhéliotrope n^est pas un jaspe , mais que c^est une agate ainsi que nous favons dit dans le § précédent. M.' de La-Métkerie (Voy. Journal de physique ^ tom. 55, pag. 14.1 .) admet aussi les jaspes primitifs , mais il en place quelques-uns comme le rubané de Si«^ bërie , parmi les schistes primitifs , et d* autres parmi les petro-silex. Les seuls véritables jaspea. des terrains primitifs sont, suivant cet auteur, ceux qu'*on trouve unis aux agates, et il cite comme tels les jaspes d^Oberstein. Mab la roche de jaspe agatifère d^Oberstein me paroit analogue à celle de rÉcosse , et très-différente de celle de la Sicile. Plusieurs naturalistes anglais soupçonnent que la roche de TÉcosse est de nature volcanique. En6n dans la chaîne de TErzgebirge ^ on a observé un filon d^agate et de jaspe dana le gneiss , c^est-à-dire , dans une formation primitive (Voy. Bennard, £ss€d géognostique sur tErzgebirge , pag. sl^).
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§ 3i6. AU milieu de cette diversité d^opinioiM émises d'après des observations qui ont été faites L, sur les jaspes de différentes contrées^ il me semble L qu'on peut considérer le jaspe comme une rocbe ^ qui appartient non-seulement aux formations pri- ^ mitives ^ mais encore aux formations intermé- je diaires , secondaires et même plus récentes tellcB \ que les volcaniques. Giraùd de Soulavie parle ^. d'une couche de jaspe interposée enti-e un granit . et une lave basaltique dans les environs du Mezio; ^ et Pictet fait mention d'un jaspe très-grossier qui . remplit les intervalles des prismes basaltiques de Dunbar en Ecosse. Il est donc très-probable que cette combinaison de principes , nécessaire à la production du jaspe ^ a pu avoir lieu dans tous ces états par lesquels a passé la superficie terrestre , et que cette même combinaison a pu se renouveller encore dans les produits des volcans. Les observations locales , les circonstances du gisement et la structure de la rocbe sont les moyens les plus propres pour nous faire connoitre à quelle espèce de formation un jaspe peut appartenir. Il est naturel de conjecturer que les roches de jaspe très-riches en cristallisations^ se sont formées dans la mer primitive dont les eaux chaudes et animées par les principes chimiques, étaient propres à favoriser la dissolution ^ et par là même^ la cristallisation de quelques terres. IjCS volcans ont aussi quelquefois dû contribuer à la
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formation des jaspes^ et spécialement les Tolcaus les plus anciens , c'est-à-dire ^ ceiix qui se sont allmnés au milieu de la mer primitive dont les eaux pouvaient exercer quelque action sur les substances qu^ils vomissaient.
§ 317. Je terminerai ce chapitre sur les roches de transition ^ par quelques réflexions de Brongniart qui me semblent très-justes. La définition de. ces roches est maintenant devenue si vague^ que dans le plus grand nombre des cas^ il est impossible d'en faire Tapplication avec quelque exactitude. Suivant les géognostes allemands, les plus belles siénites de la Norvège qui alternent' avec la vraie grauwake , appartiennent non-seulement aux terrains de transition , mais encore, d'après Hausman , aux terrains de transition les plus récens. Une grande partie des Alpes de la Tarentaise qui d'ailleurs renferment les roches cristalUsées le mieux caractérisées , et embrassent encore les granits des hautes Alpes , a été rangée par Brochant, dans la classe des terrains de transition. De Buch semble porté à croire que les gnctôs qu'on voit entre Martigny et S.* Branchier , appartiennent à la formation de la grauwake , roôhe caractéristique des terrains de transition. Charpentier regarde le granit des Pyrénées comme un granit de seconde formation. Enfin on ne sait plus où trouver un porphyre évidemment primitif , puisque les porphyres de Fergine,
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de Halle ^ de Schweidnitz , de la Thuringè ^ ab- f* •olument semblables aux porphyres primitifs , sont rapportés par De Buch et autres géologues à la formation de transition. Au moyen de Thypothèse que nous avons proposée dans les §.*' 607 et précédens , il ^ nous paroit qu*on peut rendre raison des phénomènes géologiques de cette nature ^ et de toutes les divergences qu^on observe quelquefois entre les gisemens de quelques roches | et les caractères de leur structure.
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