‹ Institutions géologiquesChapitre 24 sur 203 · LIVRE, nr. CHAP. LU · texte numérisé non relu

LIVRE, nr. CHAP. LU

le plomb touchant .le fond^ pénétra dans une couche d'argile hleuâtre jusqu'à la profondeur de dix pieds,

§ 321. On ne peut cependant pas nier que même à présent dans quelques eiidroits de la mer^ indépendamment du travail des vers marins^ il ne se forme des substances pien-euses, ce qui paroît devoir être attribué à quelque oxide métallique qui par des combinaisons particulières abonde dans ces endroits. Cette roche qui se prpduit journellement dans la mer de Messine^ nous en offre un exemple. Saussure dans ses voyages aux Alpes ^ parle de ce phénomène qui a été ensuite décrit d'une manière trèsndétaillée par Spallanzani dans ses Foyctges aux deux Siciles, tom. 5, pag. ai. La roche dont il s^àgit ^ est une pierre arénaire qui s'engendre au-dessous de la superficie de la meri^ le long delà plage^païune agglutination des sables transportés par les flots ^ et qui dans un espace d'environ 3o ans, acquiert assez de dureté pour servir cle meule de moulin. Le gluten qui unit les petits grains de sable , est calcaire , argileux et ferrugineux. Mais ce phénomène ainsi que quelques autres qu'on pourrait citer, ne méritls pas de figurer dans un tableau géologique des formations générales qui ont eu lieu sur plusieurs points de la terre, et qui semblent avoir cessé après l'époque des formations secondaires ^ à l'exception

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de celles des terrains d*eau douce et des roclies volcaniques ^ lesquelles appartiennent les unes et les autres à tous les âges du globe, postérieurs à sa consilidation. Il est possible , dit Cuvier^ dans le dkcoùrs préliminaire de son ouvrage scùr les animaux fossiles ^ que dans quelques lieux , les animaux à coquilles laissent, en mourant, leurs dépouilles pierreuses , et que ces dépouilles liées ensemble par un limon plus ou moins concret, ou par tel autre moyen, forment des dépôts d'une certaine étendue ou des espèces de bancs coquilliers ; mais nous n^avons aucun indice que là mer puisse à présent envelopper ces coquilles d^une pâte aussi compacte que les marbres, les grès et même le calcaire grossier qui renfeitne les coquilles de nos couches. Nous voyons bien moins encore que les précipitations marines produisent en quelque lieu que ce soit , ces couches plus, solides et plus siliceuses qui ont précédé la formation des bancs coquUUers. La mer primitive ainsi que nous Tavons dit au chap. XLYII , avait donc une constitution physique dijQTérente nonseulement de sa constitution actuelle , mais encore de celle dont elle était encore douée , lorsqu*en se retirant , elle abandonna quelques-unes des terres que nous habitons ; puisque , suivant Tobservation que nous en avons faite dans le § 320 , les dépositions qui eurent lieu , lors de son dernier, séjour sur ces terres, loin de

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