‹ Institutions géologiquesChapitre 23 sur 203 · LIVRE 17. GHAF. UI. S^J · texte numérisé non relu

LIVRE 17. GHAF. UI. S^J

et qui forment de copieax amas de dépouiller de corps marins quelquefois parfaitement conservés et d^ autrefois n^étant que légèrement calcinés. . C'est encore ainsi que bien qu^à présent une infinité de matières terreuses soient transport tées par les eaux qui parcourent la superficie de la . terre et déposées dans les grandes profondeurs des mers^ on ne voit pourtant pas que ces matières se forment en couches solides ou en nouifelles roches , à Texception de quelque banc de brèches et de ces masses pierreuses qui sont Touvrage des vers marins. D'après les recherches qd*on a faites, pour connoître la nature du fond de la mer.^ il y a lieu de croire que ce fond n'a subi aucun changement depuis environ deux mille ans ^ qu'il n'a été recouvert par aucune nouvelle couche , et que les diverses espèces de coquillages qui l'habitent maintenant, sont les mêmes qu'on y péchait autrefois (Voy. la Géographie minéralogique dés empirons de Paris par Cuvier et Brongniart, pag. 29). Fortis dans ses Voyages en.DiÂbnatie, tom. a, lettre 4^ rapporte l'observation suivante: près le cap S.^ George, on voit dans le fond de la mer un grand monceau d'urnes antiques qui ont dd rester dans cette positioa tout au moins pendant le cours de i3 siècles* Plusieurs de ces urnes détachées du grand monceau gisent éparses par trois et quatre ensemble. Elles ont un peu plus d'un pied de diamètre et

trois* pieds de hauteur, et portent souvent le nom de Touvrier écrit en belles lettres romaines, t Il est probable qu^elles furent déposées dans ce li lieu par suite du naufrage de quelque barque chargée de poterie. Pendant le cours de tant de siècles, ces umés n*ont été enyeloppées par aucune ^ croate pierreuse , et Tenduit dont elles sont |re- ^ vêtues soit au-dedans , soit au-dehors , n^a paa i plus d*un demi pouce d^ épaisseur. Les belles ix] observations faites dans F Adriatique par 01i?i ^ ^i méritent encore d*étre connues. Ce naturaliste ^ ayant examiné le fond de cette mer, le trouTS fa très-différent en divers endroits; ici arèneux,Ià ik argileux , ailleurs privé d^atterrissemens. Il sonda le golfe à différentes profondeurs , et il reconnut que Faccumulation des matières mobiles correspond à la direction et à la force des couraos. Dans ces parties du fond de la mer où les matières terreures s* étaient rassemblées , celles-ci se trouvaient dans Tétat de boue et n'avaient acquis aucune dureté qui pilt les faire ressembler à la pierre. A Tappui de ces faits, nous pourrions rapporter ici bien d'autres observations; nous nous bornerons à citer celle de lord Moulgrave dans son voyage au pôle-nord« Se trouvant à la latitude d'environ 65 degrés, et à la distance à peu près de 25o milles de la terre la plus voisine qui était la côte de la Norvège, il jeta la sonde dont la corde avait 4098 pieds de longueur, et

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