‹ Institutions géologiquesChapitre 26 sur 203 · CHAPITRE LUI · texte numérisé non relu

CHAPITRE LUI

De la stratification des roches secondaires.

§ 322. Beaucoup de géologues regardent la stratification comme une propriété tellement ca- <ûj ractéristique des roches secondaires ^ qu au lied ^ de les indiquer par ce titre. Us les ont appelées Jc roches strati-formes ou stratifiées. Là oii les roche» t secondaires sont superposées aux roches primiti- ^ Tes, on remarque le trois phénomènes suivam: } I.® la situation verticale ou inclinée des couches '-^ inférieures ; a.® la superposition des couches «c- ^ condaires dans une situation presque horizon- ^ taie (I). Les points de contact des roches primitives ^

(i) Le langage géognosdque allemand a des expressions propres pour indiquer la manière dont les roches sont disposées à la superficie du globe , et leurs positions relativement aux substances auxquelles elles sont associées. Ainsi on distingue ^ l.* le gisement concordant ; c^est celui dans lequel là roche supérieure affecte i|ne stratification semblable, et une inclinaison parallèle relativement à la roche inférieure; 2.** le gisement différent , lorsque la roche supérieure a une stratification et une inclinaison différentes de celles de . Tinférieure ; 3/ le gisement trtmsgressif , lorsque la roche superposée couvre les bords ou la tête des «ouches de la roche inférieure; 4.° le gisement enveloppant ou ' en forme de manteau > lorsque le terrain supérieur couvre entièrement le terrain sur lequel il repose. Dans Téditon qu^on fait actuellement à Paris, du Nouveau Dictionnaire d^ histoire

LIYBE lY. GHAP. LUI. 63

avec les roches secondaires, sont d^iine très-grande importance dans les observations géologiques. Le savant Flayfair dans son ouvrage intitulé Expli" cation de la théorie de ffutton, pag. laS etsuiv.^ a publié une multitude de faits de cette nature: je n>n rapporterai qu^un seul observé par cet auteur et par le lord Seymour. A la base de la montagne d'Ingleborough , dans le Jorkshire ^ ils examinèrent une caverne dont la voûte était fonnée d^une couche presque horizontale de pierre calcaire, et reposait sur deux couches verticales de schiste argileux primitif. Cette montagne qui se compose entièrement de couches de pierre calcaire et de sable fin , presque horizontales et qui alternent entr' elles , s'élève a la hauteiu: d'environ 1800 pieds ; par conséquent sur les couches primitives, il s'est formé une masse de couches secondaires d'une grosseur très-considérable; 3.^ l'interposition entre ces deux couches, de quelque couche de brèches composées de fragmens de roches primitives, quelquefois arrondis, d'autrefois angulaires, unis par un ciment de la nature des roches secondaires. Les Alpes du Tyrol jusqu'à la Méditerranée sont environnées de collines et d'amas de brèches ,

naturelle appliquée aux artSy on peut voir à Fartlcle gisement y ^aut explication coortC) mais diure de cette partie cle la géo- I^Bone allemande.

fBt le même phénomène , suivant Playfair, a fiea dans les montagnes primitives de TÉcosse. Il est facile dans notre hypothèse ^ d*expliquer la formation de ces brèches en couches interposées entre les roches primitives et les roches secon- 1 daires. Les roches primitives furent les premières j à se consolider à une époque où la mer n^était i pas encore formée. Lorsque Feau perdant Tétat i de vapeur^ commença à se condenser, elle tomba l en torrens de Tatmosphère, et se rassemblant dans : les lieux les plus bas de la terre , elle exeoça p son action sur les fragmens restés à la super&eb | des roches et en détacha les plus fragiles. De là, ^ le premier effet produit par la mer primitive , ; dut être celui d*accumuler les couches et les anus | de brèches et de fragmens des roches primitives 1 au-dessus et tout autour de ces roches ; ces \ agrégats furent ensuite pénétrés par un ciment analogue à celui qui, à cette époque, se formait dans la mer, c^ est-à-dire , par un suc calcaire secondaire. La position horizontale qui règne ordinairement dans les couches des roches secondaires, démontre qu^elles doivent leur origine : aux précipitations qui ont eu lieu dans la mer primitive ; et si parfois leurs couches sont ou verticales (0, ou inclinées, ou même ondulées,

(i) La position Terticale des bancs calcaires secondaires y v» ▼ant Ramondy rè^e générakiaenc dans la chaSne desPyréaéef.

Page 1