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LIVKE IV, CHAP. LUI, 7I

aisément les progrès de la décomposition qui souvent sans attaquer les élèmens d'une substance pierreuse , peut en séparer les parties ^ et les diviser en masses qui aient un aspect de régularité. J'ai vu sur les bords dé la mer ^ quelques rochers calcaires fendus de manière à former de gros parallélipipèdes si réguliers qu'ils rappelaient ridée des basaltes ^ bien que la pierre n'eût rien perdu de sa dureté et de sa cohésion. Swinbume se laissa une fois tellement tromper par cette apparence , qu'en parlant des iles des Sirènes près du golfe de Naples, il assura avoir vu des prismes de basalte sur la plage de ces tles, où il n'y a que des rochers calcaires qui par suite de leur décomposition^ ont pris une forme quadrilatère très-grossière ^ et dont la superficie a été noircie par une humidité continuelle. Saussure, § i23o, £ût encore mention de quelques montagnes calcaires situées aux environs du village de Bramante , à la base du Mont-Cenis , lesquelles semblent se diviser spontanément en grands rhomboïdes. Ce phénomène qui a été observé trés-souvënt dans la pierre calcaire , a probablement beaucoup de rapport avec la forme de cristallisation de la molécule primitive de la chaux carbonatée.

§ 327. Il me paroît donc que la stratification des montagnes secondaires si généralement admise, n'est quelquefois qu'un phénomène purement

superficiel ^ produit ou par les lignes de retraité qui se sont formées dans la masse à Tèpoqae de sa consolidation ^ ou par la décomposition elle-même; et que souvent ces apparentes stra- * tifications s^insinuent dans Tintérieur de la mon- ji tagne aussi profondement que la dècom{K)sition ^ a pu pénétrer. Je n^entends pourtant pas généraliser cette idée ^ et comme je tiens pour \ certain que les montagnes secondaires se sont [^ consolidées dans le sein de la mer primitive y ; f admets qu'il peut y avoir de véritables couches ,, réellement distinguées par les différentes époques 3 auxquelles les précipitations ont eu lieu. Ensuite i comme ces précipitations ont subi de frèquens 1 changemens , les géologues ont multiplié leurs : observations, pour vérifier dans diverses parties ■ du globe , la nature de ces précipités et Tordre de leur disposition , à fin de pouvoir assigner quelque règle certaine sur leur gisement, sur leur ancienneté relative et sur le mode de leur formation. Humboldt dans la Relation historique de son voyage , tom. i , pag. 407 , établit ainsi Tordre des formations secondaires, lorsque toutes ont pris un développement égal, c'est-à-dire, lorsqu' aucune déciles n*a été supprimée ou englobée par les formations voisines ; i.® grès anciens reposant sur le schiste de transition; a.^ calcaire alpin ; 3.® gypse ancien ( gyps'c xnurîatique ) ; 4.® calcaire du Jura; 5.^ grès de

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