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LIVRE IV. CHAP. LIV

espèces ^ savoir ^ les ndmofires et les pséphytes. Il a donné le nom de mimofires à ces pierres dans lesquelles un ciment argileux unit les grains distincts de quartz , de feld-spath , de schiste argileux , etc. ; et celui de pséphytes ( composées de petites pierres ) aux roches dans lesquelles une pâte également argileuse enveloppe les fragmens de moyenne grandeur de schiste micacé^ de ichiste argileux ^ de pierre à aiguiser , etc. : ce« pendant ce qu^il appelle des espèces diflPérentes^ ievrait , ce me semble ^ n*étre considéré que somme des variétés d^un même mode d^agrégadon. Distinguer ces variétés par des dénominanons convenables ^ ce sera sans doute un moyen ^empêcher qu'on ne confonde les objets; mais 2onime dans les agrégats pierreux^ ces nuances peuvent se multiplier à Finfini ^ je crois qu'il serait beaucoup plus utile de substituer de courtes descriptions à quelques termes qui dans plusieurs cas peuvent devenir insuffisans. La nature qui dans Fimmense variété des corps organiques , i^est toujours réglée sur des types fixes et stables, n^a au contraire fait usage d'aucun type détertniné dans les agrégations pierreuses. C'est à cause de cela que, si dans la classification des êtres organiques , le philosophe peut les réduire à quelques types invariables , il convient au contraire que , lorsqu'il s'agit de faire une distribution exacte et précise des productions composées du règne fossile.

8ô INSTITUTIONS GÉOLOGIQUES.

nous nous bornions à des descriptions indivisduelles. Ceux qui ont eu occasion d^examiner \ en place les grès ^ ont pu observer combien de j différences se font remarquer dans la composi- * tion de ces roches. Quelquefois les grains les plus • • gros occupent la partie supérieure des bancs, et i les plus petits Finférieure ; d^autrefois les graios e les plus gros sont mélès avec les plus petits , et u Ton voit les écailles subtiles du mica et les gros ^ grains du quartz associés et empâtés ensemble, q Gela ne pouvait arriver autrement au milieu des ri flots d^une mer agitée par une multitude de causes i perturbatrices ( Voy. § 298 ) ^ et qui à cause de i Firrégularité de ses mouvemens , devait produire 1 des agrégations de matières aussi diffS^rentes qae i multipliées. 3

§ 33i. D'après les principes des écoles géolo- 1 giques modernes , tous les grès n'appartiennent 1 pas à la même période de fonnation. Au § 298 ^ nous avons parlé des grès qui appartiennent aux | formations primitives, et au § 3i i des grauwakes : ou des grès de transition. A présent nous fairons observer que le grès rouge que les mineurs ap- 1 pellent rouies todtes liegendes^ dénomination que Brochant traduit par base stérile rouge (0 , est ,

(i) Par cette di^nomination on a voulu indiquer) i.** que cette roche est de couleur rouge; 2.* que ne contenant point ordinairement des substances métalliques, on peut Tappeler sténUi 3.° qu'elle sert de base à un scliiste marno-bitumineux qui quelque fois est chargé de minerai de cuivre.

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