LIVRE IV. CHAP. UV
physique de cette mer ^ à partir des premiers moniens de son existence^ a change successivement ^ ainsi que nous Tavons déjà dit plusieurs fois , ]es arénaires déposées dans^ son sein , pen« dant ses diverses périodes , présenteront des modifications et des caractères différens qui corres- |K>ndront à Tétat de cette même mer dans laquelle elles ont été produites. Les arénaires plus anciennes ( les grauwakes ) qui se. déposèrent pendant la première période, et lorsque la terre siliceuse restée après la consolidation des roches primitives^ était plus copieuse, seront plus chargées de silice; les autres qui se formèrent durant les périodes postérieures , et lorsque les précipitations des carbonates calcaires étaient plus abondantes et plus multipliées, seront plus riches en chaux. On demandera pourquoi les précipitations de la pierre calcaire ne furent en général ni aussi prdmptes , ni avissi copieuses que celles de la terre siliceuse dans les périodes les plus anciennes de la mer primitive ? Gela dépendait de la plus grande facilité avec laquelle la terre calcaire se dissout dans Teau , lorsque celle-ci contient quelque principe chimique. Si ensuite dans les arénaires plus anciennes , les substances métalliques sont plus fréquentes , c'est parce que cellesci se trouvaient douées d'une gravité spécifique plus grande , qui provoquait plus puksamment leur précipitation.
§ 33o. Brongoiart ayant formé une classe do roches agrégées , établit deux genres ^ Tun de roches qu il appelle cwientées ^ et Tautre des roches empâtées. Bien quMl semble au premier aspect que le ciment étant la pâte qui imit et f lie ensemble les diverses parties , on pourrais h regarder ces deux termes comme synonymes, je je crois quMl n^est pas inutile de distinguer les ii roches dans lesquelles la matière qui lie esk' iùr semble les parties ^ est assez copieuse pour se ac rendre visible , d'avec les roches dans lesquelles tr. on peut à peine apercevoir par les sens , la ma<* ju nière dont les parties sont unies entr' elles. On )^ peut obtenir cette distinction en appliquant la p(^ dénomination de roches cimentées , à celles dont k les parties sont liées par un ciment peu apparent , n et la dénomination de roches empâtées , à celles ^ dont les parties sont enveloppées par une pâte \\ très-reconnoissable. Peu importe que dans le ^ langage commun , ces deux termes soient à peu . près synonymes ; il suffit que les géologues s^en*p | tendent sur leur véritable acception. Au genre | des roches cimentées, Brongniart rapporte Tes- |, pèce psammite ( pierre d* arène ) , roche granu* ^ laire , composée de petits grains de quartz mêlée i, tantôt avec des feld-spaths , tantôt avec des nûr ^ cas , unis par un ciment peu sensible , quelquer ^ fois sablonneux, d'autrefois calcaire. Ensuite il r divise le genre des roches empâtées^ en deu:( .1