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écrit que les substances pierreuses qui composent la classe des trapps secondaires , sonjt le résultat d^une générale et extraordinaire inondation pendant laquelle s^opéra d^ abord une précipitation mécanique qui ensuite se rapprocha toujours de plus en plus de la précipitation chimique^ et devint enfin entièrement chimique et cristalline. CSet auteur a aussi observé que la formation trappèenne se présente toujours dans un gisement déviant et enveloppant^ et le plus souvent déchiré et interrompu. Je ne renouvellerai point ici les questions tant de fois proposées , et auxquelles on n*a jamais répondu, savoir, d^où est sortie et qu^est devenue cette énorme masse de fluide qu^on est forcé de supposer pour concevoir ces solutions et ces précipitations ? Quels ont été les dissolvans d*une si grande masse de matière , et comment ces dissolvans se sont séparés du fluide acqueox pour donner lieu aux précipations?
§ 536, Au lieu de mettre F esprit à la torture pour imaginer tant de bouleversemens et des phénomènes si singuliers , il me paroît beaucoup plus simple de regarder les roches dites trapps secondaires ou stratifiés , comme des pi'oductions desr plus anciens volcans éteints; ce qui acquiert une grande probabilité lorsqu^on examine en particulier <;hacune des roôhes qui appartiennent à cette formation ainsi que. nous le fairons en •oa Ueu« A peine la superficie de la terre a-t*elie
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été consolidée, que les Tolcans ont commencé à agir , et leur action s^est successivement propagée dans les diverses parties du globe , même dans celles qui étaient encore couvertes par lei eaux de la mer primitive animée par une grande chaleur et par la présence de plusieurs principes chimiques. De là, les opérations et les prodiiiti de ces volcans ont dû subir des modification^ relatives à Tétat dans lequel se trouvait le globi il à cette époque. Les volcans actuels doivent nom iti servir de guide dans de semblables rechercbes , lue puisque le feu est toujours le premier agent I d^un volcan. Mais les apparences extérieures' des |K contrées bouleversées par les volcans dont raction ^ s^exerçait dans un ordre de choses si différent t de celui d^à présent, et les productions de ces volcans ne peuvent pas ressembler entièrement à celles que nous observons près des volcans actuels. On peut lire le beau Mémoire de Menard de la Groye sur le Canton de Beaulièu, en Provence , inséré dans le Journal de physique , février et mars 1816; on y trouvera une démonstration très-satisfaisante de Tanalogie qoi règne entre les terrains de trapps secondaires et les terrains volcaniques , d'où dérive la présomption que de semblables trapps sont le produit des volcans sous-marins. Le gisement sûr des substances argileuses commun tant aux trapps qu^aux laves , la facilité de se décomposer en bouks
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concentriques , phénomène qui appartient exclusivement aux trapps stratifiés et aux laves ^ la présence du pyroxène ^ du mica noirâtre ou de couleur de bronze , du fer oligiste et du fer oxidnlé, tantôt seul, tantôt uni au titane, qui mccompagnent les produits volcaniques, et qui se trouvent encore dans les roches qu^on devrait, «Taprès leurs circoi^ances géognostiques , ap-* peler trapps secondaires , etc. , tous ces divers tcsûts de ressemblance font penser quMl y a une connexion réelle et une identité d^origine entre ks trapps secondaires et les laves. Quant aux* di£Fèrences qu'on peut y observer , elles procèdent des circonstances dans lesquelles se trouvaient les volcans qui ont {Hroduit les trapps secondaires ; ces circonstances bien différentes de celles qui agissent sur les volcans connus d'où sortent de véritables laves, consistent en ce que les volcans auxquels on doit attribuer l'origine des roches trappéennes ou des trapps stratifiés, étaient des volcans sous-marins, et que par conséquent leurs produits ont été modifiés par le concours de Teàu. J'ajouterai à ce que dit l'auteur précité, que l'existence de pareils volcans est établie sur un si grand nombre de témoignages , qu'on ne peut la révoquer en doute ; et s^il y a même à présent quelques-uns de ces foyers actifs au milieu de la mer , n'est-il pas probable qu' ils durent être beaucoup plus multipliés dans les
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premiers temps ^ et lorsque le globe non encore parvenu à cet état de fixité qu*il a acquis daw la suite ^ était en proie à toute espèce de fermentation et de convulsion. Si ^ comme il y a lieu de le croire , les eaux à cette ancienne époque couvraient une grande partie du globe ^ les vot^ cans devaient être alors nécessairement sous-ma^ rins. Gomme nous trouvons maintenant dans li plus grande partie des terres desséchées , iei dépouilles plus ou moins bien conservées d'aiii«^k maux qui habitaient Fimmense domaine des eaux/la et des traces de la plupart des effets qui y étaient f produits ^ nous pouvons de même découvrir let f vestiges de ces anciens volcans , et ces vestige** sont les roches auxquelles on a donné les noiM de trapps secondaires ^ de trapps stratifiés , de fiots^trapfy. Il y a long-temps que j'insiste sur Ics^ phénomènes de ces volcans sous-marins : j*en ai parlé dans plusieurs de mes écrits ; et avant moi, Arduino, Fortis, Spallanzani, Dolomieu et autres en avaient fait le sujet de leurs recherches. Concluons en peu de mots en indiquant deux ré<flexions auxquelles nous donnerons dans la suite un plus grand développement. La première est que si la mer primitive dans laquelle s* allumèrent les volcans , était d*uae natuve différente de celle de la mer actuelle, comme nous Favons déjà dit plusieurs fois, la constitution physique de ses eaux devait influer sur les formes et les
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«ractères des substances pierreuses qui sortaient les bouches du volcan ^ et se mêlaient avec ces ^aux. La seconde rèflexioa est que quand la aer s'est retirée avec rapidité et violence ^ des rentrées qu'elle couvrait, ainsi que nous le dirons lans la suite , elle a dû détruire les parties fraies des cratères , et transporter loin de leur kieu natif, les pierres ponces, les scories et toutes )m substances terreuses incohérentes , qui par le long cours des siècles , et spécialement par le moyen de la compression et du poids des matières superposées, ont formé des tufs et autres eon^omérats. La manière dont ces subst^sinces d'une consistance pierreuse , mais tendre sont distribuées horizontalement sur des extensions qui embrassent quelquefois de vastes plaines, dé«montre Faction d'un fluide , et ce fluide ne pouvait être que la mer. On peut voir mes Voyages phy-» siques et lithologiques dans la Campanie ^ tom. l ^ pag. 6x et 64. Enfin si le gisement des roches trappéennes secondaires ne répugne point à lieur origine volcanique , la ressemblance de leurs caractères avec ceux des véritables laves , rend très-probable cette origine. Mais nous nous re<servons à discuter cet objet, lorsque nous par» leroDS des produits yolcaniques dont Forigine est eontestée.
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CHAPITE LVI.
Du calcaire secondaire.
§ 337. Le carbonate calcaire se montré datti toutes les formations ^ mais sous diverses apparences et avec différens modes de gisement. Dam ^' les formations primitives^ il se trouve réuni aux j gneiss i) aux schistes micacés et aux schistes argi- | leux ( thon-schiffer): il a le grain cristallin ^ et il est toujours privé de corps marins. Dans les formations de transition^ il alterne avec les roches de cette période ; son apparence cristalline e8t | moins sensible^ et il présente rarement des entpreintes de corps organiques. Enfin dans les ^ formations secondaires^ on le voit superposé aax roches de transition ; son grain a perdu le caractère cristallin, et ce n^est que dans quelques veines quUl ofirè la cristallisation spadiique. . Du reste, il importe d'observer que bien que le caractère général du calcaire secondaire soîtd'étre privé de toute apparence cristalline , il paroft néanmoins dans quelques lieux , imitant si bien la cristallisation, que sans le concours des circonstances locales , on le prendrait pour un calcaire de transition. Ici Ton pourrait citer les observations faites par Brocchi dans quelques