‹ Institutions géologiquesChapitre 56 sur 203 · LIVRE V. CHA?. LXIL iS'J · texte numérisé non relu

LIVRE V. CHA?. LXIL iS'J

effets produits se présenteraient nécesêairemenC sous la forme sphérique.

§ 373. On verra dans la suite que le séjour de la mer sur la cime des montagnes très-élevées, a été non passager et de courte durée , mais long et permanent , et sa retraite rapide , tumultueuse et violente ; que si quelques phénomènes géologiques démontrent que dans quelques contrées il s^est formé des amas de matières transportées par des alIuvionS) d*autres phénomènes font voir que les corps organiques ont végété et vécu dans les niémes lieux où Ton trouve leurs dépouilles dans les couches superficielles, et que ces dépouilles n*y ont point été transportées de pays lointains* Le mode de gisement de ces substances , leurs caractères , leur nature , leur état et la configuration du sol qui les renferme , doivent nous servir de guide dans les jugemens que nous porterons sur leur origine. Telle explication qui convient à tin phénomène pourra n'être pas applicable à un autre qui présente des circonstances diflférentes , et peut-être beaucoup d'erreurs eu géologie , sont-elles Teffet du désir qu'on a de généraliser les doctrines et les explications des faits.

§ 374, Enfin pour ce qui regarde Félévatioa à laquelle la mer a pu parvenir, comme Ton trouve lés restes des corps marins jusqu'à la liauteur de douze à treize mille pieds au-dessus du niveau de la mer , celle-ci doit donc avoilr

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couvert au moins les cimes granitiques €]ui ne surpassent pas cette hauteur.* Il n* était pourtant pas nécessaire que toutes ces cimes restassent couvertes par les dépositions ; il est possible que celles-ci n^eurent point lieu en quelques endroits ou qu^elles ne se consolidèrent pas ^ ou qu'elles furent emportées par la mer lorsqu elle se retira avec violence. Fallas ( Voy. ses Voyages dans k$ parties méridionales de la Russie ^ tom. i , pagb c^ 566 ), en faisant la description de la contrés ( granitique des environs de la Berda^ observe que la roche de cette contrée n'est surmontée par aucune es[)èce de couches de formation secoor daire , et que sa superficie ne présente aucun vestige de calcaire coquillier^ quoique les douches de celui-ci soient à peu près de la même hau-^ ^ teur que la roche granitique à laquelle eUes sont contiguës ^ ce qui démontre qu'à la même époque la mer a dû couvrir Tune et l'autre roche; Cependant quand on dit que la mer a été douze ou treize mille pieds plus élevée qu'elle ne Test maintenant, on ne doit pas concevoir une masse d'eau qui de la profondeur actuelle de la mer, se soit élevée jusqu'à cette hauteur sur toute la superficie du globe. Pour couvrir les plus hautes montagnes ) il eut suffi qu'à la mer actuelle, eût été jointe une masse d'eau d'environ deux lieues de rayon , et le globe en ayant 143^ ?, il oe serait pas difficile d'imaginer que cette masse de

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