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CHAPITRE LXVII

Des terrains tertiaires et ctaJluçion.

§ 400. Outre les montagnes de transition et econdaires ^ il est un autre ordre de terrains tioins élevés^ produits par les catastrophes reliâtes de notre globe, et c^est celui qui forme es terrains qu'on appelle tertiaires ou d^alluvion. Heux-ci sont composés de grès et de marne entrelacés de couche» diversement mêlées. Selon tf / 'W. Maclure , le côté sud de la Baltique est uie formation d'alluvion très-étendue , bornée, il ans la Pologne par le terrain calcaire secpurr riaire au pied des monts Carpaths , dans la Siljbsie et la Saxe par la lisière du calcaire secondaire: c|ui couvre le pied des montagnes de la Bohême &t ainsi le long des frontières de la Thuringe et du Hartz jusqu'à la mer du Nord. Le même Biuteur dans sa Carte des États-- Unis de V Amérique^ ^rd pour sentir aux observations géologiques , a tracé les limites d'une immense formation d'altuvion qui depuis Trenton et Philadelphie s'étend dans le Maryland , dans la Virginie , dans les deux Garolines , dans les Florides et dans la basse Louisiane , et va joindre le gi*and bassin d'alluvion du Misissipi. En Russie , dans le gouTQrnement

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d*Orenburg , les montagnes tertiaires contiennent un fonds inépuisable de mines de cuivre sablonneux-argileux qu*on dAcoure ordinairement dans les couches horizontales. Dans ces montagnes de grès stratifié sur Tancien plan calcaire ^ on trouve L en abondance des bois pétrifiés et souvent minéralisés par le cuivre ou par le fer , comme aussi djç^. empreintes de troncs de palmiers , de roseaux et d^autres plantes étrangères. Dans les collineii^. de. sable de la plaine .du Volga ^ on rencontiûL des bois, pétrifiés dans lesquels on reconnoît li texture organique . du^ bois , et qui présentent souvent les traces des . vers indigènes de la mer 7 des Indes lesquels . s^attàchent aux vaisseaux et aux autres bois plongés dans la mer. Ces dépo* sitions sablonneuses . et souvent fangeuses renferment des d^ouilles de grands animaux, des os d^éléphans , de rhinocéros , de buffles monstinieux que chaque jour on tire en grande quantité de la terre. Dans la Sibérie , la couche la plus moderne de vase sablonneuse sert de sépulture, à ces restes d'animaux étrangers , et leurs os sont plus abondans dans les endroits où la grande |chaîne qui domine toute la frontière méridionale de la Sibérie , présente quelque ouverture considérable. Ces grands ossemens tantôt épars, tantôt amoncelés démontrent la réalité d\une catastrophe qui. a eu lieu ; et une infinité de ces os étendof ^ dans les m^mes couches avec jde petites tellines

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calcinées ^ des os de poissons , des glossopètres,

etc. ^ offrent un indice certain qu^ils ont ètè

transportés par des inondations , et que là mer a

coopéré à la formation de ces immenses dépôts,

g 4^1. Les montagnes tertiaires ne manquent

pas dans notre Italie , où , si Ton excepté la

présence des substances métalliques ^ elles offrent

les mêmes phénomènes que Ton observe dans

celles de la Sibérie. A la base de TApennin tant

du côté de rAdrîatîque , que de celui de la

Méditerranée (Voy. Brocchi , Conchyologie fossile

sous-^pennine ) , on voit des séries de semblables

collines. La première de ces séries commence daiiis

le Piémont où elle forme les collines des territoires

d'Asti et de Tortone , traverse le haut Pô dans

le Pavesan , parcourt le Placentin, le Parmesan,

le Reggionois ^ le Modenois , et passant par les

territoires de Bologne, de la Romagne, de Ma-

cerata et de Tronto , continue dans les Abrusses

et dans une partie de la Pouille. Si nous tournons

du côté de la Méditerranée , nous recentrerons

ces sortes de collines dans le Lucquois, dans le

Val d'Arno tant supérieur qu'inférieur, dans les

territoires d'Arezzo, de Pise, de Volterre et de

Sienne jusqu'à Acqua-pendente : puis elles com-

paroitront de nouveau à Orviette, Todi, Otricoli

et près de Civita-vecchia. A ces mêmes colliiies

appartiennent le Mônt-Marius de Rome, la chaîne

du Janicule et celle du Vatican. Si nous dirigeons

ap6 INSTITUTIONS GÉOLOGIQUES.

no& pas yerB le royaume de Naples ^ nous les retroiH [" Teroos dans le territoire de Bènéventi» à Ariano^ dans la principauté d'Ultra, datis plusieurs sitei de la Basilicata et enfin dans la Calabre. Les lacunes qu'on observe dans quelques parties it cette série qui regarde la Méditerranée, doivent surtout être attribuées aux volcans qui par leail éruptions ont couvert les dépositions de ranif^ cienne mer. Les matériaux dont se compoeeift'^ ces collines , sont ordinairement une marne argileuse , recouverte par un sable calcaire et siBceux; et parmi les substances qu'on y trouK^ on remarque le plus souvent le soufre , une malthe et une poix minérales , le muriate et le sulfate de soude : mais ce qui les rend encoie plus intéressantes , c'est la circonstance qu'on y découvre de nombreux dépôts de substances organiques soit marines , soit terrestres. Quant aux premières , c'est-à-dire , aux substances roarioes, 1" dans quelques collines sous-alpines il y a une si ^ grande quantité de testacés fossiles , que cette quantité est peut-être supérieure à celle que contient la mer elle-même là où elle en produit le f plus. Avec les testacés sont mêlés des échinite9> des crabes , des madrépores , des alcyons , des astroïtes , des poissons ^ et enfin dans quelques endroits , des os de grands cétacés. Dans beaucoup de ces collines parmi lesquelles se distingue la contrée du Val d'Arno , en Toscane, on voit

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mcore les dépouilles d'animaux terrestres^) comme blèphans , rhinocéros, hippopotames i^ ours, élans ^Irlande , cerfs , etc. Avant que les paysans qui labitent ces lieux, se fussent avisés de conserver es os fossiles qu^ils trouvaient en travaillant la :erre , pour les vendre aux curieux , ils construilaient ordinairement des palissades avec des tibia ^t des fémur d'éléphans et d^autres grands ani- Haux , pour clore leurs jardins.

Ces terrains tertiaires doivent leur origine lans plusieurs endroits , aux dépôts de la mer lorsqu'elle se retira pour la dernière fois du conn tinent , et que ses eaux ne pouvaient plus former Ses couches solides; dans d'autres, aux aUuvions &t transports d'eaux (0; et enfin dans quelques lites, à Tune et à l'autre de ces deux causes (Combinées ensemble ( Voy. ce qui a été dit dans le § 35a).

(1) Le sol sur lequel est située la ville de Fétersbourg, est ^onné des dépositions non encore consolidées de la Keva , et tous î«t édifices sont bâtis sur pilotis. La Hollande et toutes ses côtes utqa^à FElbe sont des dépositions des fleuves qui débouchent lana la mer d* Allemagne , et les anciens ont encore reconnu que a basse Egypte doit son origine aux dépositions du Nil.

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