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UVRE V. CHAP. LXVI

recounoît dans le § 162. ^ que les inégalités •iginaires de la superficie doivent avoir déterinè la première direction des eaux courantes, ^u reste ^ il est évident que lorsque celles-ci liront eu pris une certaine direction ^ elles auront ea à peu agrandi leur lit, spécialement dans 59 grandes crues (Voy* ce qui a été dit dans î chapitre XXI).

§ 398. Les géologues qui ont voulu expliquer i formation des montagnes et des vallées par î moyen des bouleversemens qu^ils supposent voir eu lieu à la superficie terrestre , ont traité I question de savoir si les vallées des terrains le transition et secondaires sont contemporaines [e celles des montagnes primitives. Il semble que elativement à cet objet, Fopinion de M/ Ébel i*est pas bien déterminée. Dans un endroit de on célèbre ouvrage sur la structure de la terre Ums les montagnes des Alpes , il affirme que les (lus grands déchiremens ainsi que les ruines des Upes calcaires arrivèrent à la même époque que 1 violente destruction qu^éprouva la masse des Llpès primitives ; et il en donne pour preuve les ;randes vallées transversales qui du centre des Llpes primitives, se prolongent au sud'ouest, et oupent dans la même direction, les vallées alcaires, comme la vallée du Tesin depuis le L* Gothard jusqu*au lac Majeur , celle du Splu- ;hen jusqu^au laç de Côme , et celle de TAdige

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depuis le milieu du Tyrol ju8qu*à la Ghîasa ( section 3.* ) : mais dans un autre endroit ^ savoir y dans la section 4*^1) § i^ 5 , il reconnoit que la déposition du calcaire stratifié eut lieu dans un temps où. il s* était déjà opéré de grands déchiremens dans les Alpes primitives; et peu après il ajoute que la destruction principale des Alpes primitives arriva après que la formation du cal- j caire stratiforme fut achevée. La première pro- le position s^accorde avec la troisième^ mais elle est h contredite ou du moins tfès-boniée par la seconde, u * Il me semble au contraire très-probable que les 1 vallées des montagnes primitives aient précède celles des montagnes qui appartiennent aux formations postérieures , les unes et les autres ' étant, |c à mon avis ^ contemporaines de la consolidation c de leurs montagnes respectives. Cependant la dir* rection des premières a pu influer sur celle des secondes. Les premières formaient des sillons aa fond de la mer primitive ^ et dans la direction de ces sillons , il s^établissàit des. courans ^ qui coupaient les montagnes secondaires à mesure qu* elles se consolidaient.. Nous assignons une cause à ces courans V c'est la configuration de la superficie consolidée, du globe ou biendufond.de la mer primitive ; et par ce moyen ^ nous pouvons donner une raison au moins plausible des vallées des montagnes secondaires qui se trouvent dans la même direction que les vallées dès

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moiitagnes primitives , et qui forment «ne coflK tinuation jûsqu^à la plaioe.

§ 399. Pendant que led roches des fiorroatiom» postérieures s^ endurcissaient et se consolidaient dans le sein de la mer primitive, il pouvait s'opérer beaucoup de phénomènes analogues à ceux ^pi avaient eu lieu lors da refroidissement des Toches primitives , puisque Tune et Tautre cause devaient produire le même eflTeti^ c'est-à-<lirc , le resserrement des parties. Du dessèchement d^tuie siasse , auront donc résulté des fentes où. sépaxations de continuité , et une- fente - considérable aura déterminé d'autres fentes latérales d*iine moindre grandeur. Cest ainsi que les fentes principales et secondaires auront produit les vallées; car le dessèchement qui occasionne Jes ligues de retraite dans une petite masse, peut donner lieu à de grands écartemens dans une montagne. Ra* mond s'est encore servi de ce principe pour assigner une origine à quelques grandes fentes que Ton observe dans le Mont-Perdu , montagne de pierre calcaire coquillière qui fait partie deç Pyrénées. Ensuite comme les roches secondaires se formaient au moyen des précipitations qui s'opéraient dans la mer primitive , encore animée par beaucoup de chaleur et par la présence de plusieurs principes chimiques , ainsi que nous Tavons déjà dit bien des fois , il est très-vraisemblable que les émanations et le développement de»

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torrens gazeux contribuèrent encore à la production des ruptureiB et des lacérations dans les matières déjà précipitées. Si une masse d^eau prend ton cours par une fente ou une rupture faite i iHie montagne ^^ il est certain qu^elle agrandira peu à peu cette fente ou rupture , et que son action ^ favorisée par la décomposition que les âgens atmosphériques produisent sur les parois p^ latérales^ transformera un espace qui était dV!^ bord fort étroit^ en une vallée aussi grande que profonde. Nous ne contestons point que les eactf courantes ne puissent produire de semblablei effets; nous disons seulement qu*il y a une con* nexité bien prononcée entre la première origine des vallées et les phénomènes qui ont eu lieu à b superficie du globe pendant qu'elle se consolidait.

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