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autres eaux chaudes qu*on voit sourdre des terrains secondaires , sont plus ou moins chargées de diverses qualités de sels ^ ce qui donne à penser que la production des substances salines n^est pas contemporaine de la consolidation des roches primitives. Cependant nous savons de Humboldt ^ que. lors du grand trembftment -de terre qui se fit ressentir en 1 53o , dans la ville de Gumana et ses environs , en Amérique , il se forma dans la montagne voisine qui se compose de schiste micacé, une énorme ouverture d^où Sortit une grande ioiasse d*eau salée mêlée d*asphalte. Les eaux thermales de Garlsbad sortent du granit et contiennent du sulfate et du muriate de soude , de la chaux, de Tacide carbonique, du fer^ et suivant les récentes analyses de M/ Gimbernat , beaucoup d*azote. En outre , quoique le muriate de soude soit répandu en petite dose dans la pâte de quelques substances qui appartiennent à la formation primitive ( Yoy. § 97 ), ou en a trouvé des quantités assez considérables renfermées entre les roches de cette même formation. Dans la montagne d'Arbonne qui est à trois lieues de S.' Maurice , vallée de la Tarentaise , ou observe parmi les couches calcaires et gypseuses, une espèce de sel gemme ; c*est une roche semblable au marbre , qui contient un tiers de son poids de très-bon sel. Ebel croit que cette saline est la seule qui existe dans le domaine de
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aie INSTITUTIONS GÉOLOGIQUES.
la formation primitive relativement à tous les montagnes d'Europe. Les observations faites par Brochant dans la vallée de la Tarentaise ^ pourraient porter à croire que cette roche appartient à la période des formations de transition ; mais il est incontestable que les analyses chimîqueB ont fait <)lcouvrir le muriate de soude dans des substances pierreuses qui se rapportent au domaine des formations primitives.
§ 4^3. Uautre substance saline appelée sulfate de chaux^ est beaucoup plus fréquente. Les gypses de la vallée Levantine dans le S/ Gothard ^ placés entre deux couches de gneiss ; ceux de Bellinzone renfermés dans Iç schiste micacé ; les gypses blancs du Mont-Genis décrits par Saussure (i>^ de la vallée de Ghamouny et de la glacière de Gébulaz dans le département du Mont-Blanc; ceux trouvés par Daubuisson au voisinage de Cogne dans la vaUèe d' Aoste ^ ou par Le Livec dans la mine de plomb argentifère de Pessey, ou encore par Herricart de Thury près Ghalances; et les gypses observés par Patrin dans la partie septentrionale de la chaîne de FUral^ et par PaUas dans la partie
(i) Saussure a^ait considéré les gypses du Mont-Cenis comme ^ superposés ; mais les travaux qu*oii a pratiqués dans cette montagne à raison de la nouvelle route , ont £Edt découvrir d*inmieiitcs couches de gypse qui alternent avec les roches schisto-micacéet i et qui se montrent dans les parties basses « comme dans les parties les plus élevées de la montagne.