LITRE V. CHAP. LXVIII
méridionale de la m^me chaîne ^ tous cet gypses ont été regardés par les géologues comme appartenant à la formation primitive ('). Aux gypses que nous venons dUndiquer^ nous pouvons joindre ceux qui ont été découverts dans la mine de plomb argentifère de Yiconago ^ lesquels contenus dans une montagne formée de schiste micacé et d^une roche argilo-siliceuse , semblent appartenir encore aux mêmes formations^ ainsi que ceux d^une mine aussi de plomb argentifère de Civellina , près de Scbio , dans le Yicentin , si toutefois^ ayant égard à leurs caractères extérieurs ^ on ne veut pas les rapporter à la période de transition, puisqu'ils sont souvent colorés spécialement en rouge, mêlés avec Targile, et forment parfois des couches très-minces. Enfin M/ Cordier cite comme incontestable un gyps^ primitif dans Fétat de Gènes : ce gypse est situé au centre des montagnes primitives de TÂpennin^ au fond de la gorge d'Isoverde, près la Bocchetta. Il est Fobjet d^un exploitation, ce qui
(i) n faut néanmoins excepter N.' Brochant qui dans un Mé*moire inséré aux Annales des mines , 3.« livraison 9 18 17 9 après avoir rapporté plusieurs observations faites sur les gypBes primitifii des Alpes , conclud en disant : «c II ne paroit pas encore proayé » qa*il y ait dans les Alpes ou ailleurs des couches ou des maste* » de gypse distinctement enclavées dans un terrain primitif et » ayant avec lui des caractères de formation contemporaine . . . 3» plusieurs gypses des Alpes forment des couches dana 110 ter- » rain de transition déterminé. •
aia INSTITUTIONS GÉOLOGIQUES.
permet d'observer rigoureusement la disposition tles masses: elles sont en couches presque hori- -zontales , s^ enfonçant au sud-est et à contrepente dans la montagne qui les renferme et immédiatement recouvertes par plusieurs assises parallèles de serpentine poiphyroïde à cristaux de diallage^ lesquelles sont elles-mêmes surmontées par des schistes argileux primitifs ^ luisans et satinés, en couches également parallèles, composant un système très-puissant ( Léman , art. Gypse da Nouveau dict. , etc. ).
g 4^4- L^origine ignée que nous avons assignée aux roches primitives, ne répugne certai- >' nement pas à la formation des substances salines i qui se trouvent quelquefois mélangées avec elles. La nature nous présente souvent des substances qui passent de la fluidité ignée à Tétat de pierre, et ce passage est bien des fois accompagné de k productions très-copieuses de sels. Tous ceux qui ont visité les volcans, savent avec quelle abondance les sels et spécialement les sels muriadques t et sulfuriques sont produits par les vapeurs des la laves et des volcans. La superficie de la lave qui sortit du Vésuve en 1794^ était, peu de jours après Téruption, couverte de belles cristallisations de soude muriatée et d* ammoniaque muriatée. A : la suite de quelques éruptions du mont Ecla , on trouva une quantité si considérable de sel cju^on en aurait pu charger des chevaux , selon Texpression