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contiennent du soufre ou qu^ilt en sont exempts. A la première classe appartient la formation gypseuse de la Sicile et d'autres lieux^ à la seconde celle des environs de Paris qui renferme des débris de quadrupèdes^ d* oiseaux^ de reptiles ^ de poissons , etc. On a remarqué la même formation en quelques autres endroits de la France.
§ 408. Nous pouvons concevoir la production sn grand des gypses et des soufres i, de la même manière , qu^elle s^opère sous nos yeux et pour ainsi dire ^ journellement près des volcans actifs on à demi-éteints, et aussi dans d^autres contrées* L'hydrogène sulfuré est le moyen dont la nature se sert maintenant pour former le gypse et Je soufre tant dans la solfatare de Pouzole , que dans les îles Eoliennes^ et dans les dépositions de beaucoup de ces eaux qu^autrefois on appelait hépatiques. J'ai eu plusieurs fois le plaisir d'observer dans la solfatare de Pouzole ^ les divers produits qui résultent de la décomposition de Thydrogène sulfuré. Point de phénomène qui mérite d'être remarqué sur les parois internes des fentes d'où sort le gaz animé par beaucoup de chaleur; mais lorsque ce gaz vient à se mêler avec l'air atinosphérique , si sa chaleur est très-forte, alors on commence à apercevoir sur les parois de la fente , quelques petites gouttes d'eau qui peu à pen grossissent et prennent une forme allongée : en les examinant dès le premier moment de leur
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naissance ^ on y volt quelques atomes d^une poussière jaune ^ qui se multiplient à mesure que la goutte grossit. Ces atomes jaunes sont des par- L ticules de soufre qui pendant quelque temps te meuvent à la manière des tourbillons^ et de tenqis en temps quelqu^me se sépare pour s^attacher ao point d^où pend la goutte; et là se forment des filamens de soufre. Comme celui-ci se sépare da gaz ;) il me paroît très-probable que Fhydrogène l resté libre , se combine avec Toxigène de Fat- jj mosphère , et qu^à Taide du calorique , il contribue à la formation de Teau. Que si Thydrogène sulfuré n'est pas accompagné de beaucoup de chaleur, on ne voit alors ni eau, ni soufre, mais il se forme de Tacide sulfurique, et les parois du lieu où les émanations se répandent, se couvrent d'efflorescences salines , c'est-à-dire , de sulfate d^alumine , de fer et de chaux , substances produites par la combinaison de Tacide sulfuri-^ que avec les terres contenues dans les matières volcaniques. J'ai plusieurs fois observé les mêmes phénomènes dans le voisinage des eaux minérales dites sulfureuses. Parmi beaucoup d'exemples du fait que je viens de rapporter , j'en citerai on relatif aux eaux de Sinuesse, aujourd'hui Moudra-, gon , dans .le royaume de Naples, desquelles fai parlé dans le tom. i , pag. 1 20 de mes Voyages physiques et tithologiques dans la Campanie. Si quelqu'une de ces sources avoisine la pierre calcaire
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;t les tufs volcaniques qui sont frëquens dans ;ette contrée, on voit des efflorescences gypseusef^ ailamineuàes et ferrugineuses couvertes de pous- Mère de soufre. Le seul principe volatil qui sç dégage de ces eaux, est Thydrogène sulfuré, et celui-ci suffit pour donner naissance aux sulfates de chaux , d'alumine , de fer , et au soufre en nature. Les exemples du soufre et du gypse produits par le moyen de Thydrogène sulfuré, sont donc très-multipliés.
§ 409. On dira peut«^tre que les produits que nous avons nommés , ne sont qu'accidentels , et que leur histoire n'influe en rien sur les grandes époques qui ont donné naissance aux couches terrestres ? Mais po^urquoi ne pourrions-nous pas raisonner du petit au grand ? En observant la manière dont s'opèrent quelques phénomènes en petit, nous sommes autorisés à croire que les mêmes causes agissent encore dans la production des phénomènes en grand, mais de la même na-^ tore. En effet, qu'il soit question d'une petite niasse ou d'une grande couche de gypse, c'est toujours la même substance dont on cherche l'ori* gine, et le même mode de formation peut con« venir aussi bien à l'une qu'à l'autre; il suffit pour cela d'admettre dan3 les causes productrices^ plus ou moins d'étendue et d'intensité. Imaginons donc que pendant que les roches secondaires se consolidaient, il y eât daas quelques endroits de