CHAPITRE LXIX
Des dépots gypseux et sulfureux des formations postérieures.
§ 4^7. L époque des plus grands dépôts des substances salines et combustibles fut celle des formations secondaires. C'est une observation qu*oa peut dire constante en géologie , que les gypses, les soufres ^ les pyrites et les sels muriatiques se trouvent communément dans les mêmes contrées et quelquefois dans les mêmes dépôts. Ces substances sont ordinairement accompagnées des dépouilles ou des empreintes des corps marins fossiles. Pallas a observé sur les rivages du Volga, une colline de gypse qui contient une très-grande quantité de soufre. Dans la vallée de Mazara , en Sicile , le soufre forme des couches de dix à vingt pieds d'épaisseur , interrompues par des couches calcaires et gypseuses ; et les solfatares de nos Apennins sont remplies de gypse. Le muriate de soude ou en masse ou en sources salées est presque toujours accompagné du gypse et du soufre , comme on l'observe dans les mines de Vieliczka, dans celles d'Espagne et de Russie, dans les roches gypseuses d'où sortent les eaux salées de Hongrie , de Bex en Suisse , de la
aaa institutions géologiques.
Lorraine , de la Franchë-Comté^ etc. La fréquenté union de ces substances me paroît indiquer la contemporanèitè de leur origine. Ces mêmes substances se trouvent quelquefois^ comme on Ta va ' au chapitre précèdent, dans les roches primitives; mais c*est dans les terrains secondaires, souvent peu distans des terrains primitifs , qu^ elles sont déposées en très-grande quantité : et comme aa voisinage des soufres , de gypses et des dépôts salins, on découvre beaucoup de corps organiques fossiles auxquels on peut joindre encore les bitumes, nous devons croire que la formation ds ces substances appartient à un même ordre d'opé^ rations , et à une époque oii Torganisation vè» gétale et animale avait reçu son plus grand développement, et la formation des roches secondaires avait déjà commencé. Il y a même dés formations gypseuses plus récentes et auxquelles on a donné le nom de gypses tertiaires. Les caractères de ces gypses sont, i.^ le mélange avec l>eaucoup de terre calcaire , et c^est à raison de cela qu'on les appelle calcarifêres*^ t^.^ d'être fétides lorsqu'on les frotte ; 3.® d'avoir le grain grossier ; 4** d'être superposés au calcaire coquillier. Dans ces gypses on trouve souvent la strontiane mir fatée ou terreuse en masses arrondies , comnie à Montmartre près de Paris , ou cristallisée (ce* lestine) comme en Sicile. M.*^ Léman a partage ces gypses tertiaires en deux classes, selon qu'ib