‹ Institutions géologiquesChapitre 81 sur 203 · CHAPITRE LXX · texte numérisé non relu

CHAPITRE LXX

Des dépôts de muriate de soude.

§ 4'^* I^ nous reste maintenant à chercher ^ Torigine des komenses dépôts de sel fossile qoe' u Ton trouve dans différentes parties du globe ; et ^ comme la mer a coopéré à leur formation ^ nooi ^ nous occuperons d^abord de la salure de ses eaux. ^ La mer peut être considérée comme la mine de ^ sel la plus abondante ou du moins la plus éten- j, due quMl y ait sur la terre. La^Métherie a cal- ^ culé la quantité de sel que contient la mer à ^ 18^969^990,861^195,800^000 livres de 16 once» ( Voy. la Théorie de la terre , tom, 4 ^ P^g- 5i5 ). k L'hypothèse qui déduit la salure de la mer, des ^ montagnes de sel qui existent dans son sein , est dépourvue de fondement, et aujourd'hui très-peu suivie. Dans Y Introduction à la géologie, je me conformai à Fopinion généralement reçue par les physiciens , et j'avançai que la mer sous Téquateur est beaucoup plus salée que dans les autres latitudes ; mais M/ Humboldt dans la Relation Ustorique de son voyage , part, i .*, pag. 74 ^ soutient le contraire , et rapporte les proportions du sel contenu dans les eaux de la mer ^ correspondantes

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aux difFèrentès latitudes smyant "Watéon. Ces proportions sont les suivantes :

de o*^ jusqu^à 14^ de latitude • 0,0374.

de 19* . . à . . aS^ ........ 0,0394.

de 3o** . . à . • 44** o,o386.

de 54^ . . à . . 60* ........ 0,037a. :

Beaumè ayant encore analyse Teau de la mer prise par Pages sous diffèrens parallèles , trouva -un demi centième . moins salée celle : qui avait été prise à là latitude de i , 1 6"", comparativement à celle qui avait été prise entré le a 5 et le 40 . Si Ton fait abstraction , dit Fauteur prfecité , des mers intérieures et' des régions dans lesquelles se forment les glaces polaires, il est très<^probable que la quantité dès sels dissous dans^ les eaux de Tocéan est à peu près la même. Cette quantité semble pouv&ir être évaluée de trois à quatre pour cent. Gela posé, le sel marin est presque également soluble dans Teau. froide comme dans Tèau chaude ; et si ces montagnes de sel qu*on supipose dans la mer , y existaient réellement, on né voit pas : pourquoil^eau n'aurait pas dû dissoudre cette quantité de sels qu'elle peut contenir pour en être saturée , et que Ton <;alcule À environ, un tiers de sa masse. De là ^ au lieu de trois ou quatre centièmes de sel \ Teau. de la mer eu devrait contenir plus de tS**

' § ^i\; On. trouve bién.moins d'invraisemblance dans ropinion de ceux qui attribuent aux fleuves

a3c IKSTTTUTIOm GÉOLOGIQUES.

et aux eaux qui lavent la superficie delà terre, les matières salines qui sont dans la mer où ib vont s*unir et déposer tout ce qu'ils ont ramassé dans leur trajet. Cette opinion fut celle ^ de HaUey qui pensait encore qu'on pourrait con- ^ noître Tâge du monde par le degré de salure ^ de la mer. Mais il me paroît bien difficile que ^^ les eaux douces des fleuves puissent transporter ' à la mer une telle quantité de sel qu'elle suffise ^^ non-seulement pour la rendre aussi sensiblement P talée ^ mais encore pour compenser cette quMtîté qu'en retire Tindustrie de Thomme pour sci besoins ^ celle qui se décompose ou par Févaporation, ou par Toi^anisadon de toutes les plantes qui s'approprient là soude, et enfin celle que les eaux déposent sur les plages et dans les endroits qu'elles baignent Les eaux qui lavent la superficie de la terre, non-seulement n'influent point BUT la salure de là mer, mais on peut dire au contraire qu'elles diminuent cette salure: aussi voyons-nous que les eaux de la mer Noire qui reçoit dans son sein le Danube , le Dniester , le Dnieper , le Don et tous les fleuves et torrens qui descendent des montagnes du Caucase , de la Mingrelie , de la Géorgie , de l'Arinénie et de la Natolie , ont été reconnues pour avoir un moindre degré de salure que celles de la Méditerranée et de FQcèan, Par la même raison les eaux de la Baltique -, mer dans laquelle nn grand

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