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Caractères externes tels que la cooleor, la texture^ le brillant^ la fracture^ eto.^ sont encore plus incertains. On ne peut pas non plus tirer un grand secours des analyses chimiques dont les résultats diffèrent dans les doses relatives i^ l>ien que souvent ils s^ accordent dans la qualité des principes qui spnt le carbone ^ le bitume (0 et une certaine quantité de terre alomineuse et siliceuse. A ces principes qnVci peut regarder comme essentiels^ se joignent souvent Fammo*- Kiiaque^ le soufre et quelque substance saline iconune la chaux sulfatée, etc.
§ 4^7* D'antres naturalistes pour établir unç «différence entre la houille et le lignite , ont con<- BÎdéré les degrés de bituminisâtion ; ils ont regardé ces deux substances comme ayant été
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(i) Si la dose du principe bitnminefox dkainue et que celle ila carbone croisse , la bouiUe passe à T anthracite ( Yoy. g 406 ); m la proportion du carbone diminue et q^ue .la quanjtité des substances terreuses croisse ^ la houille passe à F état de schiste bi** lumineux; et si les parties tant teireuaes que carbonneuses di* Wnuent, la houille passe à Tétat de bkume asphalte. U e$t très'diffîcile de distUiguer d*upe mapi^re 9ssez précise toutes les 'Variétés des substances charbonneuses qui peuvent résulter des ^ooibinaîsons de ces principes très-variables dans les propordoni^ «t unis à d* autres principes qui s*y trouvent souvent ainsi qiui ïammoniaque , le soufre , etc. Gomme noms «vous parlé dfs pn$r cipes fixes, nous Bravons pas fait mention de rhydrogène que les houilles contiennent en grande abondance et qui y est quel* ^efbis dans un tel état de ]â)erté , qu*il te développe ipoata«> cément et sans le secours in feu.
dans le principe ^ des bois ' dont la transmutation est parfaite dans la houille ^ non achevée dans le lignite^ et ils rapportent les substances ; qui figurent entre ces deux extrêmes ^ à Tun des deux ^ suivant que F altération est plus ou moins sensible. Cette opinion est confirmée par Volh servation que dans beaucoup de houilles , après qu*elles ont été réduites en coack^ bu après que jla partie bitumineuse en a été séparée ou ptf la distillation ou par quelqu^autre procédé correspondant , on distingue clairement là < textoit L ligneuse. Je conserve un morceau de coackqae ^ je retirai moi-même du Creusot^ et dans lequel ^ les- fibres ligneuses et les cercles concentriques ts de Tarbre 'sont très-visibles. Mais dans cette opî- ^ nion^ on ne trouve pas de point fixe qui puiase i^ servir de limite entre le lignite et la houilles» ^ Hatchett dans les charbons de Bow«y qui en |[ général sont des lignites ^ a observé une èchelk ^ graduée depuis les végétaux entièrement inta^ctB et non altérés jusqu'à la houille parfaite et cooimune. Playfair dans ses notes sur la Théorie de Hutton y dit que le charbon avec sa texture ligneuse très-apparente , et le charbon sans cette \ structure visible , se trouvent souvent dans la ^ *méme couche , dans la même mine ^ et ce qui c est bien plus encore, dans le même échantilloa Il ajoute qu'il possède un morceau tiré d'un ft de charbon trouvé dans l'île de Sky sous une
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roche basaltine, composé d^une partie ligneuse qui disparoît peu à peu et se transforme en une masse qui ne présente plus^ de ti'aces de fibres ^ et dont la superficie est polie ^ nette, luisante et de fracture presque vitreuse.
§ 418. Nous laissons aux oryctognostes le soin de déterminer avec précision les caractères disrinctifs des substances charbonneuses fossiles ^ considérées minéralogiquement; et nous bornant H ce qui intéresse principalement la géologie ^ Dons allons exaniiner le gisement et la position géognostique de ces substances. Les houilles se trouvent ordinairement dans le voisinage des montagnes primitives (Voy. § 4i5), en sorte que leurs formations reposent le plus souvent sur le granit 9 sur le porphyre, sur le schiste argileux^ etc. Leurs couches sont renfermées dans des arénaires ( psammites d^Hatiy (i)) et dans des schistes argileux qui ont souvent des empreintes végétales. Les couches de pierre calcaire contiennent aussi
(i) Cette substance pierreuse est si commune dans les minea de houille , qu^elle a reçu le nom de grès des houillères. Elle èat composée de parties de quartz, de feld-spath et de mica» empâtées dans un ciment argileux tantôt plus y tantôt moina abondant, et quelquefois en si petite quantité qu^ elles sont à peine liées entr* elles. , Ces parties sont parfois si petites , que lettr nnion a Tapparençe d*une pierre granulaire fine et homogène; d'autrefois elles sont si grandes que la pierre devient une brèche ou un poudingue. Quelques auteurs ont donAé à ce grès le nom de granit. régénéré.
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des mines de honille ainsi qu'on le voit dam la Provence et dans quelques parties des Alpes (4. Au contraire les dèp6ts de lignites se trouvent constamment dans les terrains secondaires les plus modernes^ comme ceux de brèche i^ de poudingue^ de grès, etc.; dans les couches sablonneuses et argileuses, dans celles de marne bitumineuse et de craie, et dans les terrains même k d^alluvion et d^atterrissement On a observé qof a ces dépôts sont dans quelques endroits converti oi d'un calcaire grossier qui contient des coquiller ai marines , quoique dans les couches du combo»* oi tible , il y ait des coquilles terrestres ou d*eaQ douce. Ces lignites ont quelquefois un gisement k assez singulier , c'est celui d'être presque (*) eS i — , : — i:
(i) Dans le Journal de minés ^ n.* 8, il y a tin tableau des divers lits qui aecompagneot les houilles , et des roches qui kl ^ environnent , en plusieurs lient de TEurope. Ce tableau est in* séri^ daus un Mémoire très-instructif de M.' Du Hamel sur les combustibles fossiles. Nous ferons observer que les bancs calcaires des miues de houille sont Ordinairement d*un calcaire compacte , de couleur tantôt noire , tantôt d'un gria-obscor et k quelquefois gris-jaunâtre. Dans le calcaire noirâtre de la nias l de houille de Gifooe au royaume de Naples, on trouve sonveil F des empreintes de poissons ; et c'est une chose connue qde le* terrains calcaires qui renferment la houille , contiennent des ammonites , des gryphites , des térébrattiles , des madrépores et une grande quantité d'autres débris de coquilles qui paroissem appartenir à des espèces perdues.
(a) Je dis presque, parce qu'entre le basalte et le lignite > il y a le plus souvent quelque substance terreuse inurposêe.
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contact avec les roches basaltiques ^ comme on Fcbserve en Irlande ^ près le fameux pavé des Géans^ dans quelques lieux de TAuTergne^ dans le célèbre mont Meisner et à Bolca dans le Yèronais ( Voy, le savant Mémoire du Comte Lazize sur tes combustibles fossiles du Vironais^ pag. 29 )• Nous aurons occasion de parler ailleurs de ce phénomène qui a donné lieu à beaucoup de raisonnemens. Par rapport aux lignites , on doit consulter rintéressant travail de M/ ^oigt, inséré dans les n.^ 1 57 et 1 58 du Journal des mines ^ sur les houilles et les bois bitumineux, dans lequel on assigne les moyens de chercher, de reeonnoître et de mettre à profit ces combustibles fossiles. M/ Voigt avait été précédé par M/ Faujas dans ridée de distinguer les charbons de terre en deux classes selon qu'ils gisent dans les pays plus anciens ou plus récents ( Yoy. Essais de gtologie y pag. 4^2 ). Il a cependant rectifié et développé le principe du naturaliste français, et il est entré dans les plus grands détails, en appliquant la nomenclature aux descriptions orictographiques et géognostiques. Le Mémoire de M.' Brocchi sur le lignite de GancUno , inséré dans le Journal de la Société (t encouragement de Milan, mérite aussi d^étre lu, ainsi que Tarticle lignite <le M/ Bonnard dans le Nouveau Dîct. d'hist. nat. § 419. Il résulte de ce que nous avons dit dans les g/' précédens , que Tcwlgine de ia houille
doit être principalement attribuée aux sub^^tancQ végétales ; et il est très-probable que les sui^. tances animales ont encore contribué à sa^ pi^ duction ^ ainsi qu^on peut le déduire de la <fiiaih. i tité d^ammoniaque que les houilles {oxxrrmissent L lorsqu'elles sont mises en distillation. Je ^^PnhL^ hdble , parce que je suis persuadé qu'on p^t Lien produire , et qu'on produit réellement Fammo- Lqv Iliaque par la combinaison de Thydrogène avec bar E l'azote sans le concours d'aucune organisadot Var N animale. Mais par quel procédé la nature a-t-clfe W^ pu transformer les substances végétales en bitumes, M' ^ en masquer les apparences^ en effacer les carac- ^ tères et en substituer de nouveaux? Avant de rè- ^^ pondre à cette question ^ il ne sera pas inutile p de faire observer, i.® que les bois et les végè-W taux, lorsqu'ils sont pendant long-temps ensevelis I sous terre , se changent facilement en charbons. L C'est une observation que j'ai plusieurs fois en leoccasion de faire dans les tufs des environs de ^ Rome , comme dans ceux des champs Phlégréen» ^s où l'on trouve fréquemment quelque morceau v. de bois réduit à l'état de charbon ; et le m^me ^ phénomène se fait remarquer fort souvent dans les conglomérats volcaniques du Viceutin (0. Il \
(1) Si le bois enterra "** change en charbon, quelquefois il •« pétrifie et devient siliceux ; d'autrefois il sert de matrice à dei substances minérales étrangères à sa nature. C*est ainsi que daflf rislande Makenzie a trouvé du bois charbonisé qui contenait df