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LIVRE y. CHA?. LXXI. a5i

oà ils forent ^isevelis sous les sables. Mais il est une autre observation qu'il importe de faire ^ c^est qu'à eette époque plusieurs parties de la terre étaient probablement couvertes par la mer dont les eaux étaient animées par un certain degré de chaleur^ et que la superficie du globe qui n^était pas encore parvenue à cet état fixe et permanent ^u^on y observe aujourd'hui^ était sujette à subir ^e continuels changemens par suite soit de Técrou* Sèment des cavernes souterraines^ soit de Tefibrt ^es fluides gazeux qui n'avaient pas achevé de ^e développer. Pendant ces diverses révolutions^ SI a pu s'affaisser dans la mer quelque grande extension couverte de substances végétales, qui, ipénétrées par la chaleur des eaux et des parties intérieures de la terre non entièrement refroidie , ^t se mêlant avec les substances animales des corps SDarins^ se sont décomposées et dissoutes ; et refaites <) pour ainsi dire, à un état pâteux, ont formé iei des amas, là des couches, et ailleurs des filons plus ou moins considérables selon Faction des <:onrans de la mer , et les combinaisons des lieux ^t des matières qui les comprimaient et avec les-* quelles ils se mêlaient. Ces phénomènes purent dans quelques endroits , se renouveler plusieurs fois et à certains intervalles pendant lesquels les formations des couches pierreuses intermédiaires eurent lieu, comme cela est arrivé relativement à la mine de Liège ( Yoy. § 4i5 ) , et à d^autres

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mines eeinblables. Il n^est assurément pas Ineo Implî difficile d'imaginer que de grands amas d'arbAip^g et de plantes aient été transportés à lainerptf>W quelque grand fleuve, dans des crues extraoffrp^c naires qui ont pu se répéter à certains intcrvallo^pn è sur quelques points de la superficie terrestre y fccei ainsi que nous en sommes journellement les të-"! co moins. On peut voir à cet égard ce quiaétèttiier dans le § SSa, sur les alluvions du P6. Je conçdlliol donc les lits de houille comme formés dUmineiMtFl^ dépôts de matières végétales qui ont souffert uaiFtî véritable décomposition à laquelle quelques mop^p ceaux ont pu néanmoins échapper. P^

§ 421. Comme les substances animales et^p gétales peuvent fournir les parties carbonnecM IN et bitumineuses qui sont les deux élémens essen* p tiels de la houille^ il est inutile de recourir y p ainsi qu* après Lehman , plusieurs auteurs Font il fait ,) à un principe bitumineux minéral dont les 11 végétaux ensevelis dans la terre se soient saturés»' ki Il ne me paroît pas non plus qu^oii puisse ad- h mettre Thypothèse de Kirvan qui, considérant le ji^ lignite et la véritable houille comme deux substances entièrement différentes dans leur origine et dans leur formation, fait dériver la seconde, du seul règne minéral sans aucune influence da règne végétal. Les ingénieuses expériences de HaB peuvent confirmer tout ce qui a été dit, puisqae nous savons que cet habile physicien , ayant

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rempli quelques gros tubes de verre. avec un mélange de sciure de bois et de râpure de corne de cerf bien comprimées , et ayant fermé hermétiquement ces tubes ^ obtint par Faction d'une chaleur inférieure à celle de l'incandescence ^ des masses charbonisées qui avaient la couleur et le luisant de la houille et produisaient une flamme brillante. Il est donc trèsprobable que les substances végétales terrestres^ XKkélées avec les animaux marins ou par des transports d'alluvion^ ou par des catastrophes arri- "vées dans quelque partie de la superficie du ^lobe ^, et unies à des matières terreuses^ après dvoir resté quelque temps plongées et comprimées dans les eaux de la mer pendant qu'elle ^tait encore échauffée par la température de la terre ^ éprouvèrent une fermentation et une décomposition qui leur faisant perdre les apparences ligneuses ^ les transformèrent en une pâte bitumineuse. A cette modification a pu encore avoir contribué Tacide sulfurique qui s'était dégagé des couches des pyrites que Thumidité avait décomposées en les pénétrant (0. Ces conjectures

(i) U résulte d*un travail non moins précieux qa^intéressaiit , fidt sur ce sujet par M.' Hatchett , et inséré dans le foumai dg ^9k%fsique , tom. 64 , i .'^ que les substances résineuses soumîtes à Faction des acides , fournissent une quantité de charbon beaucoup pins considérable que celle qu*on retire de leur distillation à £ea nu dans des vaisseaux fermés; a.*^ que le charbon obtenu des

ont pour appui la constante observation géologique I) que les substances bitumineuseB ^ les corps marins fossiles ^ les sulfates et quelqiles sulfures se trouvent ordinairement dans les mêmes contrées. Ensaite les amas de lignttes appartiennent à des ^>oques plus récentes , et eu observant leurs circonstances gèognostiques^ on voit que |^ leur origine doit être rapportée aux terrains plut récents ^ c^est-à-dire ^ aux terrains composés ds fragmens de roches plus anciennes , remaniées par les eaux ; et ^quelquefois aux terrains même d'alluvion et de transport. Les iignites fourniseeat à la distillation ^ Tacide pyro^ligneux ^ et leur mi* néralisation est Teffet du bitume qui s^est dégagé des végétaux eux-mêmes , accumulés et compris mes dsms un même lieu, et pénétrés par Tean réduite à l'état d'humidité ( Voy. § 419 ). Les Iignites conservent les caractères du bois à cause que le végétal n'est que minéralisé par le bitume^ et que quelque long-temps qu'ils restassent soos terre ^ ils ne pourraient jamais se transforoief en houille ^ vu qu'ils se sont trouvés hors des )i\

la

substances résineuses par le procédé humide, comme serait, par exemple , Pacide sulfurique , était brillant , dur , irisé ( propriété qu*on observe dans la houille ) , tandis que le charbon qatoa retirait des mêmes substances à Taide du feu , n^ avait point \u mêmes caractères ; 3.° qu*enfin le premier de ces deux durbont brûlait lentement, comme bi plupart des jcbarbons minériiui pendant que T antre se consumait rapidement ainsi que le chaiboi de bois.

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circonstances qui ont concouru à la formation de celle-ci^ savoir^ le mélange avec des matières animales , la chaleur du globe , la présence de la mer, c'est-à-dire, d'un fluide chargé de substances salines, en un mot, un ordre de choses très-diflPérent de celui qui s'est ensuite établi sur le globe. « À Camparola , près Sarzane , dans » les Apennins , un terrain houiller disposé en

• couches verticales , et renfermant un banc de

• houille exploité , est recouvert aussi en gise-

• ment transgressif ( Voy. la note du § 3fi2, ) , » par des couches horizontales d'argile et de

• sable , lesquelles renferment des amas de li« » gnîte exploités à San. Lazzaro. Cet exemple 9 suffit pour prouver qu'il n'existe aucune con- » nexion entre la formation du lignite et celle » du terrain houiller , et que la première est > fie beaucoup postérieure à la seconde ( De » Sonnard ). » Enfin comme , lors de la modi*^ ication que les végétaux ont subie en se transbrniant en houille , quelques morceaux ont pu M^happer à Faction des causes décomposantes , il i^est pas bien suiprenant que dans les dépôts le lignites , on trouve quelques morceaux qui lient été entièrement changés en houille. Bientôt nous parlerons encore des lignites.

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