LIVRE V. CHAP. LXXIL nSg
d*argeiit près de Guanaxuato ^ dans le Mexique. Le gneiss est la roche la plus riche sous ce rap-^ port : quelquefois ies métaux y sont en bancs ^ mais, souvent encore en filons. Dans le seul district de Freyberg ^ il y a plus de deux cents filons ouverts daùs le gneiss ( Toy. Brochant ). La majeure partie des mîned àt la Saxe^ de la Bohême^ de la Norvège s6nt dans le gneiss. Le minerai. de fer^ dit De Buch dans le Voyage en Norvège et en Zaponiè ^ tom. a , chàp. IV ^ forme en Laponie et dans la plus grande partie âe la Suède i) dès lits èonsidérables dans le gneiss. Comme ces lits sont très-solides et presque indes^ tructibles^ ils se montrent à la superficie dû sol sous la fontie de montagnes *de fer , lorsque le gneiss qui les^ environne^ a été détruit par les météores atmosphériques. Leur épaisseur varie beaucoup : le lit de Junossavando a de 1 5 à 20 pieds d*" épaisseur dans une mine, et de 42 à 4$ dans une autre. On trouve encore des substances métalliques dans le schiste micàcé , dans le porphyre , dans la siéhite, dans te (îalcaire primitif, et€. Les roches dites de transition ou intermédiaires abondent aussi tû càétaùx, et quelquefois même les secondaires en soât fournies. La plupart des mines de plomb et d^ài^eàt du Hartz et ceUes d*or de la Tradsilvanie sont dans la pierre sablonneuse dite grauwake. Les filons de galène argentifère , d'antimoine et de fer brun de la Tolfa^
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près de Civitavecchia ^ gisent dans un calcaire de . traDsition de couleur noirâtre, de fraçtuie conehoïde, avec des veines de spath ( Voy. Brocchîf Canchyologie fossile sous-apennine , pag. 8 ). Le même calcaire de transition, suivant Patrin, renferme les principaux, filons de plomb de la Sibérie, la fnine de plomb de* Pierre^ville à six lieues de Cherbourg ainsi que le grand filon de Yedrin |l au nord de Namun En plusieurs lieux , le cal- c caire secicmdaire est aussi, traversé par. des filons métalliques spécialement de galène, de caivre gris ^ de malachite , etô, ( Yoy. Brochant, Traid des roches , tom. a ). Dans la montagne, de Bleyberg , en Garinthie , les filons de galène altemtait avec la pierre calcaire. coquilHère, dans laqueDe on trouve les belles lumachelles opalines ; et la I mine de plomb du Derbyshire est aussi dans le calcaire 'Coquillier , comme nous Texposerom bientôt Dans le .district de Pasco , au Pèroo , le calcaire secondaire contient de Targent nadf et de Targent muriaté. Le minerai de cuivre de la Thuringe, de la Hesse et du pays de Haoatt, et celui de ^mercure dans le Palatinat sont dant un schiste marno-bitumineux qui présente beao* coup d^empreintes de poissons. Enfin les montagnes d'arénaire ( grès ) , bien qu^en général peu riches en métaux , en contiennent cependant quelquefois , ce qui se vérifie spécialement pour le cobalt
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§ 424. Les terrains de transport on' d^alluvion renferment encore quelquefois des substances métalliques très-*diyisèes et en forme de grains ou de paillettes. La platine jusqu^à présent n'a ëtë trouvée que dans ce gisement où Ton rencontre souvent For^ métal qui au dire de Bergman^ est, après le fer^ le plus abondant dans notre planète. Xies sables de TAfrique ^ de beaucoup de pays de ^ la France ^ de rAllemagne et de Tltalie supérieure contiennent de For; mais sous ce rapport^ plusieurs terrains d*alluvion du Pérou^ du Chili ^ du Mexique^ du Brésil et des autres parties de TÂmérique sont sans comparaison bien plus riches. Gomme nous voyons journellement que les substances pierreuses les plus dures et les plus compactes = se décomposent peu à peu , et sont réduites à Fétat sablonneux ou pulvérulent^' nous' sommes portés à considérer toutes les matières qui se présentent à nos regardsi^ sous ciette dernière forme , comme des résultats de la destruction et' de la décomposition des premières: de là cette opinion vulgaire que tout For qu'on trouve si fréquemment dans les terrains d'alluvion, soit en paillettes^ soit en graine ou joépi^r^^ provient des filons des mines d-or qui gisent dans les montagnes voisines où ils se sont détruits et décomposés ^ et dont les eaux ont ensuite transporté dans, les bas fonds les parties les plus déliées. Mais tous ceux qiii ont ' entrepris des
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excavations dans les montagnes les plus voisines des plaines, et des sables oik Ton trouve Tor^ ont inutilement dépensé leur argent et perdu leur temps et leur peine. « Les naturalistei ^ » dit Faujas, Essais de géoloffle^ tom. a, pag; Sâp, » qui ont observé avec des yeux attentif, ces ; s» substances minérales de transport, n^ont jamais I 31 considéré cet or comme le produit des filons ' 3» métalliques que les fleuves et les rivières en- ^ 3» tament dans leur cours et réduiseiu e^ paillettes^ ^ 31 en même temps que leurs flots atténuent eC 3i convertissent en sablq le quartz qui leur a serti » de gangue i cette théorie ^st trop contraire à 3» r observation et aux résultats de tant de re- » cherches dispcpidienses qui ont été faites poor » découvrir ces prétendus filons, pour qucMl » puisse Tadmettre^ » Le naturaliste Le-rBlond qui a séjourné pendant trois ans au Pérou , et examiné avec beaucoup de soin les terres dtf transport de la vallée de Choqo <0 dans lesquelles on trouve For et la platine ( Voy. /ourofd de
physiqi4^ , novembre ïySS) , et qui considérait
(t) Le tavant naturaliste mexicain , M/ Luc Alaman , m*a msure que dans le reyaume de Santa-Fé ou la' Nouvelle Crrénidle » la zone de For cinnKieiice à ^q.ou ioo mètres au-desssi da niveau de la mer, et te «ermii^e à 8ço od 8ao màtres. Cetjtt zone est composée de sable dans lequel on trouve For et la platine , et ce sable' est vittble dans une étiendue de lo à il lieues. Sa plus grande richesse est à Ghoco > à r degré , 3o aûttiites de la^i^ode Aud > et diminue successivemeiit.
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cet métaux ^omme provenant des miaes situées ; dans les montagnes qui dotnînent la vallée^ rap- I porte néanmoins que ces mêmes montagnes con^ i tiennent de riches mines d^argent qui souvent est dans Tétat natifs et que les terres de transport de la plaine ne présentent jam&is aucune trace de ce métal ^ mais qu^on n^y voit que Tor et la pladne. De là^ Patrin conclud ( Voy. iTîLstaire naturelle des minéraux ^ tom. 4 ^ P^- ^^9) cpie la platine et For en grains qu*on trouve dans les terrains d'alluvion, ne peuvent provenir de la destructioà des filons gisant dans les monta* ^nes. Brongniart dans sa Minéralogie , tom. 2 , pag. 267^ donne encore plusieurs raisons qui prouvent <^e Tor des sables aurifères appartient aux terrains lavés par les eaux des rivières qui lea traversent , et que par conséquent il n*a pas ifeé transjliorté d*un. site lointain ou de Tintérieur ^8 mondsgnes. X)n a donc rejeté une opinion si peu vraisemblable ^ et Ton a imaginé diverses liypothèses. Quelques-uns , ainsi que Faujas dans le passage précité ^ considèrent les sables auri-* fères comme Touvràge des anciennes alluvions qui ont eu lieu à réf)oqu6 de queh^e extraordinaire révolution du globe ^ et qui détachant Tor de An site natif ^ le déposèrent dans quelques lieux particuliers ^ù dbpuis lès eaux et les fleuves ont creusé leur lit. D^autres^ comme Patriu^ ont soutenu que. dans la zone toftide^ les sables
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ferrugineux ont la propriété de coopérer avec Taction du soleil, à la formation de For, et que dans les autres climats ce métal est journeUem^ot produit par la végétation. Je fairaî bientôt cour noître quelle est à' cet égard mon opinion.
§ 4a5« Dans les pays volcanisés , on trouve aussi quelquefois des dépôts métalliques. Strabon , en nous . transmettant un' tableau vraiment sin- je gulier et non moins curieux des anciennes rè- li volutions volcaniques de Vile d^Ischia , nous ap« ic prend que les Êrètres qui habitaient cette ile^ florissaient par la richesse de leurs mines d'oc Que si Ton pensait que Texistence des mines avait précédé Tembrasement des volcans ^ on dok réfléchir que lé même Strabon dit qu* avant kl Ërètres , File avait été occupée par une colonis que Hiéron, roi de Siracuse, y avait envoyée, mais que cette population s^était retirée à cause des éruptions de feu. Malgré cela , les Êrètres qui succédèrent aux Siracusains^ et qui après quelque temps en suivirent Texemple en abaa«donnant un pays toujours agité par les volcans, purent exploiter les mines d^or. Yu la petitesse de rile et le grand nombre de' bouches igoivonies éteintes qui en couvrent la superficie , il est trèsprobable que f ces matières métalliques forent unies aux produits des volcans qui bbtdè versèrent ce soL Huroboidt qui à la fidélité* des observations a^ toujours joint la rectitude du jugement,
a observé dans la Nouvelle Espagne, des filons métalliques renfermés dans quelques gangues qui lui ont paru volcaniques. Patfiu ( ffistoirt natur' relie des minéraux, tom. 4^ P^ë* 3a 3 ) parle d^ une. mine de mercure^ située au nord de TAsié^ près d* un ancien volcan dit Sfontugne de soufre. Suivant le même auteur , la mine de mercure 4le Guanca-Velica a ■ son gisement à la sommité des Andes qui sont en grande partie d^ anciens volcans (0; et la rive gauche du Rhin , contrée probablement volcanisée , offre pareillement Atê niines de mercure. Enfin suivant les observations <le Hacquet, rapportées dans le Journal de j^y^ sique ^ tom. 26, la célèbre mine de Nagy-ag, <eD Transilvanie , paraît être une production volcanique. Ce savant naturaliste assure que le lithologué en abordant cette> contrée , s* aperçoit an premier coup d*œil ^.qu^elle a été entièrement libule versée par un feu souterrain qui a formé des montagnes composées; de laves ..et de roches î volcaniques. La mine est située entre ces montagnes dans un petit vallon qu^on reconnoit toiit de suite pour ua. cratère dont des pics de TT"! — T^ ^ ' — ! TTT
1(i) Si la montagne de' Guanca-Velica est volcanique, ainsi. tfoe Ta pensé M.' Fatrin , il conviendra'de dire qu'elle appartient à la classe des volcans originairement sous-mianns 9 jpuîaqney comme nous T observerons bientôt , Ulloa y trouva des coquille* fossiles. On doit en dire de même des volcans éteints de la rive gauche du Rhinf comme le prouvent les poissons qu*on trouve dans le tchitte à Munster-appeU,
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lave environnent Tentrée. Dans ce cratère oa vallon^ il y a plusieurs veines parallèles les unes aux autres^ et dont la plupart sont très-ricbes en minerai. Personne ^ du moins que je sache ^ n*a encore révoqué en doute Texactitude des , observations de Hacquet^ bien qu^elles aient été publiées depuis environ 3o ans. Dans le Journal des mines ^ n.^ 47^ ^^ ^^ Textrait d*un voyage U minéralogique de M/ Esmark^ oà il est pailé des filons de Nagy-ag que renferme une moQ* tagne de porphyre-siénite^ dans laquelle le feUt* ^ spath et rhornblende ( amphibole ) sont très-^ composés. On ne doit pas être surpris de cette dénomination donnée à une roche qui est jtfih L, bablement volcanique^ puisqu'elle concorde avso la nouvelle nomenclature qu'on veut introduiie. Dans le voyage précité ^ on parle aussi de montagnes de trapp ^ voisines de Nagy-ag ^ et il y a lien de croire que, comme on a coutume de le Ij faire , on a donné le nom de trapp à des rocbes L basaltiques. Du reste, on n'y fait nullement meiir* | tion de l'opinion d'Hacquet, laquelle méritait ^ certainement d'être examinée. Gonune je n'ai | point vu l'original du voyage de M.*^ Esmark^ i j'ignore si lui-même a parlé des observiitiopi faites par Hacquet.
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