‹ Institutions géologiquesChapitre 95 sur 203 · LIVRE V. CHAP. LXÎIV · texte numérisé non relu

LIVRE V. CHAP. LXÎIV

insistai de nouveau sur ce même principe dans 3. autre ouvrage imprimé à Paris en i8ot^ et de lis quelques auteurs ont commencé à Tintrodiiire LUS la géologie : d^autres Font aussi aperçu y ais prévenus pour le système des dissolutions

des précipitations aqueuses^ ou trop attachés l'hypothèse de Finfiltration^ ils ont négligé de

donner le développement dont il est suscep- ^Je , et de Tappliqùer à Texplication des phémnènes auxquels il peut convenir.

§ 4^^* La-Métherie dans la Théorie de la terre ^ Oui. 4 , pag. 95 , a reconnu que Ton ^ pouvait Eiblir comme une vérité générale , néanmoins jette à quelque exception^ que les matrices i gangues qui renferment deis pierres particu- Mres ou des substances métalliques ^ sont toutes VIS ou moins imprégnées de la matière de ces kstances dont une partie n'a pas pu se séparer

la gangue^ tandis que l'autre partie s'en est parée ^ et s'est cristallisée à part d'une manière ntôt régulière et tantôt confuse* A la page 116, revient au même principe ^ et il considère les ons tant métalliques que pierreux^ comme pro-^ tiits par une cristallisation contemporaine de > formation des montagnes dans lesquelles ils ^ trouvent. Il pense que les matières métalliques t pierreuses ainsi que les terres qui forment les Ubandes des filons et leurs lisières, étaient mêlées v^ec les élémens dont se con^ose la masse du

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globe , et qae s^en étant séparées , elles se sodI dépens unies entr'elles par une affinité d* élection. La*-Métherîe a donc admis le principe que fai posé ^ et en a fait une application très-henreoM à la formation des dépôts métalliques. Le savant Gauderi a encore adopté le même principe, mak il me paroît qu'il en a exagéré les conséqucoeei, Voici comme il s'explique à la pag. a& de sos Mémoire sur Grantola et Cunardo : a Les SkMu y> sont souvent remplis de matière qui ne ifetft » pas précipitée ou déposée de haut en im^fr ^ mais qui a su par elle-même et en vertadeii|ir( » force d'attraction et dT affinité , se sentir , n » choisir , s'approcher et s'unir. Il n'y a q* 3». rignorant ^ qui ^ parce qu'il ne voit pas bi » montagnes se mouvoir^ les croit continueUemci' » et entièrement inertes: mais il est certain <|tt » le mouvement réside en elles ( Trébra le cSt)?' y> il s'y fait des sécrétions et des excrétions; ^ y> comme dans les corps > organiques , ce sont y> de perpétuelles destructions et reproductions^ 31 Je ne nie pas que dans Fintérienr des montagnes^ quelques nouveaux composés ne puissent être journellement produits par l'action ou des eaox qui y circulent.) ou des principes qui se sépateni dans la décomposition de quelque substance, corome^ par exemple, dès pyrites: mais que dan la masse des montagnes déjà consolidées , il y ail un mouvement intestin des parties tel que celles^

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paissent obéir i l'impulsion de leurs affinités ^ partir des points où elles sont^ et s* unir dans d'autres , c'est ce qui me semble tm phénomène qui , s'il . n'est pas impossible , est du moins bien difficile à concevoir. Je crois cependant qu'un pareil phénomène peut avoir lieu ou lorsque le composé n^est pas encore consolidé , ou lorsque la cohésion de ses parties est dimiauée par quelque circonstance particulière* Jame- •on a encore écrit qu'il penche à croire que la formation de beaucoup de crevasses qu*on suppose «voir été remplies de haut en bas, est Contemporaine des roches qui les contiennent , et que dans la majeure partie des cas, les substances Contenues dans ces crevasses^ ont été produites par une simple cristallisation spontanée de la liiatière de la veine dans une direction perpendiculaire à celle des couches , en sorte qu*il n*y % réellement eu ni fentes antérieures , ni remplissage de ces fentes. Enfin Patrin a aussi admis le principe dont il s'agit ici , quoiqu'il ne Tait |>as appliqué , comine il l'âuràit pu faire > aux dépôts métalliqueé. Dans V Histoire natuttUè dss nûnéraux , tom« a , pag. l66 , en parlant d'un jaspe caillé de "Sibérie qui Contient de petits ^obules diffêrens de la masse, « il me pûrtilt ^ probable, dit-il, que dans le principe les den:^ ^ matières étaient confondues t c'est par 4e jeu ^ des affinités qu'elles se sont séparées, et par

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^ un procède de la nature, analogue à celui de » la cristallisation. »

§ 434. Si Fon désire de voir ce principe confirmé ' par quelque observation directe , je rap* porterai la notice de celle qui m^a été commuiiiquée par un physicien aussi exact que M.'Broc-^ chi. La pyrite de cuivre d'Agordo rend en masse de ^ k S pour cent. Extraite de la mine , on l» réduit en morceaux à peu près de la grosseur du poings que Ton rassemble en tas pour lesfaire griller^ et en séparer ainsi la plus grandepartie du soufre ^ dont une portion se volatilise; sous la forme de gaz acide sulfureux ^ tandis que l'autre se ramasse sur > la superficie du tas^ht» grillage dure trois ou, quatre; mois ^ après lesquek les morceaux se sont convertis en une masser noirâtre, crevassée et poreuse; mais la parM centr.a]e est entièrement pyriteuse , et conserve la couleur naturelle: de la pyrite ou bien une teinte bleuâtre. Ce qu'il y a de singulier , c'est que la pyrite en masse ne rend ordinairement ^comme nous l'avons dit, que quatre ou cinq pour cent , tandis que le noyau après la torré-^ faction , fournit un produit . de plus des deux tiers : la croûte au contraire a beaucoup per- n du ainsi que M."" Brocchi s'en est directement ^ assuré par des essais métallurgiques. Il semble 1)^. donc que les molécules de .cuivre , pendant: b torréfaction^ ont successivement abandojiné.b k|

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