LIVRE V. CHAP. LXXV. açS
g 44^' -'^"^'^ le marbre statuaire de Garrara contient beaucoup de parties siliceuses dissémilèes dans le carbonate calcaire qui< en forme le >riiicipal ingrédient. Il est facile de rendre viihles ces parties siliceuses en mettant un fragment de ce marbre dans quelque acide a£Poibli ; râr après un certain temps\ on aperçoit à la superficie quelques lignes quartzeuses que la corpsion des parties calcaires circon voisines fait assortir. Lorsque le marbre s^est consolidé ^ si 3s parties siliceuse^ ont pu s^ unir dans un espace îlire, elles auront formé des cristaux réguliers, iln e£Pet^ on observei dans quelques échantillons, lue. les cristaux quartzeux sont tellement . atta- ^liés aux : parois des fentes ^ qu*on dirait quUls »iit transsudé à travers le marbre ; et qu^il semble ^m premier coup d*œil ^ que la matière calcaire le ' transfortne en la substance siliceuse du quartz.
§ 442. Dôlomieu s'est particulièrement occupé l^ ce phénomène ( Voy. Journal des mines, n.® aa). Wprès avoir déduit plusieurs raisons à fin de prouver qilê pouii'que la terre siliceuse se cristallise , I su£t qu'elle soit très-atténuée <) et qu'elle reste |uelque temps suspendue dans Teau , il ajoute |ue«) comme, pour donner la théorie de la formation des cristaux de roche, il n'a pas besoin le Faction intermédiak^e d'un dissolvant , il. peut liaèinent; expliquer pourquoi l'on trouve des cris^ %U3^ :qaartzeuX;. dans les, cavité» du marbrie de
Gan*ara. C'est ai^jisi qu'il croit éviter la difEculté si embarrassante poar ia majeare partie des na- m turaliètes<) difficulté qui consiste à pouvoir imaginer quet est le dissolvait qui s'est emparé des molécules quartzeuses plutôt que des molécub calcaires dont là masse est presque entièretneflit composée. Il lui semble qu'il suffit à son explication , qu'il y ait des molécules quartzetHei k disséminées dans la masse calcaire ^ et que cm )c molécules ne soient pas trop entrelacées dans leâi lames du marbre statuaire qui sVnttecroiient En outre , il croit probable que dans les cavitéi des masses calcaires consolidée^ pat une agrégih tion confuse <) comme èout la plupart des marbres primitifs ^ les cristaux de quartz qui se formefit jif par inâltration , sont plus fréqUens que les c» taux de spath calcaire , parce que la simple co* hésion de deux substances qui U*ont point entr'cllei de tendance à la composition chimique, n'a pas la même force que l'agrégation des molécules similaires. Il suit de là que les eaux qni cirenlent ^ par l'infiltration , trouvent bien moiUs de difficulté |>z à tirer de leur position les parties siliceuse» foi* blement mêlées avec les parties calcaires, qoe celles-ci qui sont fortement unies par une agrégation de parties similaires. 01
§ 44^* ^^ ^^^^ démontrent cependant combien le raisonnement de Dblomieu est équivoque 9 pui^ue dans les vides du marbre de GarrarS)
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